Les États-Unis saluent l’initiative du président Félix-Antoine Tshisekedi et estiment qu’un dialogue national inclusif peut contribuer à restaurer la confiance, renforcer la stabilité et favoriser une paix durable en République Démocratique du Congo.
Le projet de Dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État, annoncé par le Président Félix-Antoine Tshisekedi, reçoit un premier soutien international de taille.
Les États-Unis ont salué Vendredi 28 Août cette initiative, considérée par Washington comme une possible étape vers la consolidation de la paix et de la stabilité en République Démocratique du Congo.
Dans une publication relayée par l’Agence Congolaise de Presse (ACP), Massad Boulos, conseiller principal du président américain pour les affaires arabes et africaines, a exprimé le soutien de Washington à la démarche initiée par le Chef de l’État congolais:
« Nous saluons l’annonce par le Président Félix Tshisekedi d’un dialogue national en RDC », a-t-il écrit sur son compte X, estimant qu’un processus « inclusif et constructif » pourrait constituer « une étape importante vers l’instauration de la confiance, la promotion de la paix et de la stabilité, ainsi que la prise en compte des aspirations du peuple congolais ».
Cette prise de position américaine intervient au lendemain de l’annonce officielle par Félix-Antoine Tshisekedi de l’ouverture du Dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État. Selon la vision présentée par le Chef de l’État, ce processus doit offrir un cadre d’échanges aux différentes composantes de la société congolaise afin d’aborder les causes profondes des crises qui affectent le pays.
Des consultations prévues dans les 26 Provinces
D’après les orientations présidentielles rapportées par l’ACP, le processus doit s’ouvrir par une phase de consultations dans les 26 Provinces de la RDC, avant la tenue des assises nationales à Kinshasa.
Ces consultations devraient associer les autorités locales, les élus, les acteurs politiques, les organisations de la société civile, les autorités coutumières ainsi que les représentants des différentes confessions religieuses.
Les secteurs économique et universitaire, de même que plusieurs autres composantes de la population congolaise, sont également appelés à participer à cette démarche. Le processus devrait s’étendre sur une période de trois mois.
Une initiative qui divise les opinions
L’annonce du dialogue national a suscité des réactions diverses au sein de la classe politique et de la société congolaise. Plusieurs personnalités ont salué l’initiative présidentielle, tandis que certaines composantes de l’opposition ont fait part de leurs réserves.
Ces dernières portent notamment sur les modalités de participation, les critères de représentation des différentes forces politiques et sociales ainsi que sur le caractère réellement inclusif du processus.
Pour les autorités congolaises, la phase des consultations provinciales devrait justement permettre d’élargir la participation et de recueillir les préoccupations exprimées à travers le pays avant la tenue des assises nationales à Kinshasa.
Avec le soutien exprimé par Washington, le Dialogue national entre dans une nouvelle phase, alors que les autorités congolaises s’attellent à préparer les prochaines étapes de ce processus présenté comme un cadre destiné à favoriser la paix, la cohésion nationale et la refondation de l’État.
Lionel IPAKALA Y.
