La ministre d’État de l’Éducation Nationale, Raïssa Malu Dinanga , avait suivi à la lettre, les recommandations du contrôle a priori de l’IGF, donc du temps de Jules Alingete Key , sur la commande des bulletins du primaire effectuée par son prédécesseur, Tony Muaba.
Mme Malu a donc résilié le contrat d’acquisition de bulletins auprès de la société Akula Africa, pour près de 43 millions $US, par la procédure controversée de gré à gré. Et l’année scolaire 2025-2026 a été sanctionnée par un bulletin en papier duplicataire A4, le temps que Raïssa Malu lance une nouvelle commande en bonne et due forme.
Le 7 Mai 2025, Jules Alingete est remplacé par Christophe Bitasimwa Bahii comme Chef de Service de l’Inspection Générale des Finances (IGF). Le 24 Juin 2025, le député national John Efambe Ekamba adresse une question écrite à la ministre Raïssa Malu à propos de l’impression des documents scolaires dont les bulletins.
Dans sa réponse, Raïssa Malu évoque, en effet, la confidentialité de la procédure de marché prévue à la clause 27.1. Pourtant cette clause est contenue dans le Cahier des Clauses Administratives Générales (CCAG), en fait la loi sur les marchés publics de France dont se sont inspirés de nombreux États francophones comme la Belgique, Cameroun, etc, Côte d’Ivoire :
« Elle [Raïssa Malu ndlr] ne peut prétendre évoquer cette clause dans un marché public déjà en cours d’exécution, a réagi devant les médias, le député John Efambe.
La clause 27.1 du dossier d’appel d’offres sur la confidentialité est spécieuse et utilisée à dessein de flouer, car le contrôle porte sur l’exécution du marché, alors que la disposition évoquée est relative à la phase d’examen de soumission. Les éléments à mettre à notre disposition sont, notamment, le contrat, l’approbation du Premier ministre et la motivation évoquée dans la demande de non-objection », a-t-il ajouté.
La ministre de l’Éducation Nationale a visiblement résolu d’ignorer les procédures basiques du marché public de la RDC…au su et au vu du nouveau Chef de Service de l’IGF, Christophe Bitasimwa Bahii. Et le contrôle systémique est totalement enrayé.
À quelques jours de la rentrée, nul ne sait où la ministre de l’Éducation Nationale imprime les bulletins, et à quel coût. Et pourtant l’IGF s’est félicitée de ses missions de contrôle systémique lors de
la deuxième journée du séminaire consacré à la vulgarisation du plan stratégique triennal 2026-2028 de l’IGF :
« On ne doit plus se contenter de courir derrière les fautes commises., a soutenu Christophe Bisimwa.
Il faut prévenir, anticiper, structurer et sécuriser la gestion des finances et des biens publics ». Pour rire.
Pold LEVI.
