La Province de la Tshopo enregistre son premier cas autochtone confirmé de la maladie à virus Ebola. Il s’agit d’un chef de groupement du village Bayego, situé au PK 147 sur la Route nationale n°4 (RN4), dans le territoire de Bafwasende.
L’annonce a été faite Mercredi 5 Août par le ministre provincial de la Santé, Simon Bokongo, à son retour d’une mission dans cette partie de la Province.
S’exprimant devant la presse dans son cabinet de travail à Kisangani, le ministre a indiqué que le patient est actuellement pris en charge par les équipes de riposte déployées à Bayego :
« Un cas de maladie à virus Ebola vient d’être confirmé dans le territoire de Bafwasende. Il s’agit d’un chef de groupement du village Bayego. Il bénéficie d’une prise en charge par les équipes de riposte. La province de la Tshopo est désormais touchée par l’épidémie et nous devons intensifier la sensibilisation de la population, particulièrement dans ce vaste territoire », a déclaré Simon Bokongo.
Selon le ministre provincial de la Santé, ce nouveau cas porte à huit le nombre de cas enregistrés dans la province, dont sept étaient jusqu’à présent des cas importés identifiés à Nyanya. Ce huitième cas est le premier à être qualifié d’autochtone, une situation qui complique davantage les opérations de recherche et de suivi des personnes contacts, dont le nombre pourrait être important.

Les autorités sanitaires attribuent cette propagation à plusieurs facteurs, notamment la circulation de fausses informations sur Ebola, la promiscuité observée dans certaines communautés ainsi que l’intense mobilité des populations et des opérateurs économiques le long de la RN4.
Face à cette situation, le Gouvernement provincial, avec l’appui des partenaires techniques et financiers, affirme avoir mobilisé des ressources afin de renforcer les interventions de riposte dans les zones concernées.
Le ministre Simon Bokongo a également déploré l’absence de dispositifs de contrôle sanitaire sur plusieurs points stratégiques de cet axe routier, notamment aux barrières d’Avakubi et de Nyanya, où aucune équipe de riposte n’était visible lors de sa mission :
« Il est indispensable de renforcer la sensibilisation de la population, qui reste fortement exposée aux rumeurs et à la désinformation », a-t-il insisté.
Par ailleurs, les autorités ont annoncé la construction d’un centre de traitement d’Ebola au PK 147, à Bayego, tandis qu’un centre d’isolement est en cours d’aménagement à Avakubi afin d’améliorer la prise en charge des éventuels nouveaux cas.
Par Gabriel Makabu, Correspondant / Kisangani (Tshopo).
