Le Président de l’Assemblée Nationale, Aimé Boji Sangara, a renouvelé son appel à la création d’un Tribunal International chargé de poursuivre les auteurs des crimes perpétrés dans l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC), estimant que près de trois décennies de violences imposent désormais une réponse judiciaire à l’échelle internationale.
Dans un message publié Mardi 4 Août sur son compte X et relayé par l’Agence Congolaise de Presse (ACP), le Président de la Chambre basse du Parlement a dénoncé l’ampleur des souffrances endurées par les populations congolaises depuis les années 1990 :
« Trente ans après le génocide rwandais, la RDC continue de porter les cicatrices d’une tragédie sans fin : des millions de morts, des massacres, des viols, des déplacements forcés et le pillage des ressources naturelles. Une génération entière n’a connu que la guerre. Il est temps que justice soit rendue. Un tribunal international s’impose », a-t-il déclaré.
Une justice internationale pour mettre fin à l’impunité
À travers cette prise de position, Aimé Boji Sangara réaffirme la nécessité de mettre en place un mécanisme judiciaire international capable d’établir les responsabilités dans les crimes commis dans l’Est de la RDC et de poursuivre leurs auteurs présumés.
Pour le Président de l’Assemblée Nationale, les violations massives des droits humains enregistrées depuis près de trente ans exigent une réponse judiciaire à la hauteur des drames vécus par les populations civiles, confrontées aux massacres, aux violences sexuelles, aux déplacements forcés et à l’exploitation illégale des ressources naturelles.
Un plaidoyer dans le sillage du Genocost
Cet appel intervient au lendemain de la commémoration de la Journée nationale du Genocost, dédiée à la mémoire des millions de victimes des conflits armés et des violences qui ont endeuillé la République Démocratique du Congo.
Depuis le milieu des années 1990, les Provinces de l’Est du pays restent le théâtre d’affrontements impliquant plusieurs groupes armés nationaux et étrangers, avec des conséquences humanitaires parmi les plus graves au monde.
Face à cette situation, les autorités congolaises poursuivent leur plaidoyer auprès de la communauté internationale en faveur de mécanismes judiciaires capables de lutter contre l’impunité, de sanctionner les responsables des crimes les plus graves et de contribuer à l’instauration d’une paix durable.
Lionel IPAKALA Y.
