Après près de trois mois de captivité, neuf civils, dont cinq femmes, ont réussi à s’évader des mains des rebelles des Forces Démocratiques Alliés (ADF) dans le territoire de Mambasa, en Ituri. Leur fuite a été favorisée par les offensives conjointes des FARDC et de l’armée ougandaise (UPDF), alors que les opérations militaires se poursuivent pour démanteler les bastions du groupe armé.
Les neuf ex-otages ont retrouvé la liberté le Mardi 4 Août près de la localité d’Elake, située dans la chefferie des Babila-Bakwanza, en territoire de Mambasa. Selon des sources locales, ils avaient été enlevés le 7 Mai dernier à Biakato lors d’une attaque perpétrée par les combattants des ADF.
Leur évasion serait directement liée aux bombardements menés par la coalition FARDC-UPDF contre les positions des rebelles dans cette partie de la province de l’Ituri. Profitant de la confusion provoquée par les frappes, les captifs ont réussi à fausser compagnie à leurs ravisseurs.
L’information a été rendue publique Mercredi 5 Août par Zéphani Kathaliko, défenseur des droits humains dans la région. Tout en saluant cette libération, il a fait état de la disparition inquiétante de l’un des ex-otages.
Selon lui, ce dernier aurait pris la fuite après avoir été confondu avec un combattant des ADF par des habitants de Lwemba, qui auraient tenté de le lyncher. Depuis cet incident, aucune information ne permet de localiser l’ancien captif.
Face à cette situation, Zéphani Kathaliko appelle les communautés locales, particulièrement celles de la chefferie des Babila-Babombi, à éviter tout recours à la justice populaire. Il exhorte la population à faire preuve de vigilance, sans s’en prendre aux personnes inconnues ou aux ex-otages qui parviennent à échapper aux groupes armés, afin d’éviter que des innocents ne soient victimes de méprises.
Dans le même temps, les opérations conjointes des FARDC et de l’UPDF se poursuivent dans plusieurs zones de Mambasa afin de traquer les combattants des ADF, responsables de nombreuses exactions, massacres et enlèvements de civils dans l’est de la République Démocratique du Congo.
Fiston Muhindo
Correspondant
Nord-Kivu
