Tshopo : aucun cas autochtone d’Ebola à Kisangani, le Gouvernement dément les rumeurs

Les autorités sanitaires de la Tshopo appellent la population au calme après la propagation de rumeurs faisant état de prétendus cas d’Ebola à Kisangani. Le ministre provincial de la Santé, Simon Bokongo, affirme qu’aucun cas autochtone n’a été enregistré dans la ville et précise que les deux décès signalés concernent des cas importés en provenance de l’Ituri.

La ville de Kisangani n’est actuellement confrontée à aucune transmission locale du virus Ebola. C’est la mise au point faite par le ministre provincial de la Santé de la Tshopo, Simon Bokongo, en réaction aux nombreuses rumeurs circulant depuis plusieurs jours dans la ville et jusque dans les territoires environnants.
Selon le ministre, les deux personnes décédées récemment à Kisangani étaient originaires de Nyanya, dans la Province de l’Ituri, où elles avaient contracté la maladie avant leur déplacement vers la capitale provinciale de la Tshopo :

« À ce jour, Kisangani n’a enregistré aucun cas autochtone d’Ebola. Les deux décès recensés sont des cas importés en provenance de Nyanya, en Ituri. Les dépouilles ont été prises en charge et inhumées dans le strict respect des protocoles sanitaires grâce au gouvernement provincial », a déclaré Simon Bokongo.

Le ministre a également indiqué que toutes les personnes ayant été en contact avec les victimes ont été rapidement identifiées et placées en quarantaine à l’Hôpital du Cinquantenaire, dans la commune de Makiso. Cette prise en charge a été rendue possible grâce à l’appui financier du Gouverneur de Province, Paulin Lendongolia.

Pour les autorités sanitaires, la principale difficulté à laquelle fait face la province demeure la propagation de fausses informations, susceptibles de provoquer inquiétude et panique au sein de la population.
Simon Bokongo invite ainsi les habitants de la Tshopo à se référer exclusivement aux sources officielles, notamment l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), le ministère national de la Santé, le ministère provincial de la Santé ainsi que la Division Provinciale de la Santé, pour obtenir des informations fiables sur la situation épidémiologique.

Il exhorte enfin la population à faire preuve de vigilance, à éviter la désinformation et à ne pas céder à la peur, rappelant que seule une information vérifiée permet de lutter efficacement contre les épidémies.

Gabriel Makabu, Correspondant/ Kisangani.

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