Face aux nombreuses informations relayées dans les médias au sujet de l’installation d’un restaurant-bar à proximité du collège Saint Joseph Elikya, le Comité exécutif du Cercle des anciens élèves du collège Elikya (CAC Monde) apporte des précisions après des échanges avec les responsables de l’établissement et de la paroisse Sainte Anne. Selon ces derniers, l’espace concerné n’appartient pas au collège Elikya st joseph mais à la paroisse, qui en assure la gestion.
La polémique suscitée par l’installation d’un restaurant-bar à proximité immédiate du collège Saint Joseph Elikya continue d’alimenter les débats. Afin de rétablir les faits, le Comité exécutif du Cercle des anciens élèves du collège Elikya (CAC Monde) a tenu à apporter des clarifications, affirmant que plusieurs informations diffusées dans certains médias ne reflètent pas la réalité.
À l’issue d’une rencontre avec le préfet-recteur du collège Saint Joseph Elikya, le Comité exécutif indique avoir reçu des explications précises sur le statut de l’espace concerné. Selon l’abbé préfet, le terrain où est installé le restaurant-bar, accessible par l’avenue des Aviateurs, ne relève nullement de la propriété ou de la gestion de l’établissement scolaire.
Le responsable de l’école a expliqué que cet espace appartient exclusivement à la paroisse Sainte Anne.
De ce fait, le collège ne dispose d’aucun pouvoir de décision sur son affectation ou sur les activités qui y sont organisées.
Le préfet-recteur a également rappelé que l’entrée principale historique du collège est aujourd’hui obstruée par un bâtiment voisin appartenant à une institution américaine.
L’accès actuel des élèves s’effectue donc en traversant un espace appartenant à la paroisse, grâce à une autorisation accordée par cette dernière.
Dans le souci de vérifier ces déclarations, le CAC Monde s’est entretenu avec l’abbé François-Xavier Biko, ancien responsable de la discipline au collège Saint Joseph Elikya et ancien prêtre de la paroisse Sainte Anne.
Celui-ci a confirmé sans réserve les explications fournies par le préfet-recteur.
Selon l’abbé François-Xavier Biko, le terrain situé devant le collège relève effectivement du patrimoine de la paroisse Sainte Anne, qui est libre d’en disposer conformément à ses prérogatives.
S’agissant de la présence des vendeurs communément appelés « malewas » aux abords de l’école, le préfet-recteur a reconnu que la situation demeure complexe. Il a toutefois indiqué qu’une réflexion est en cours afin de trouver une solution permettant leur déguerpissement.
Concernant le restaurant-bar au cœur de la controverse, le responsable de l’établissement a assuré au Comité exécutif du CAC Monde qu’aucun contrat n’avait été conclu avec un exploitant privé. Il s’agirait plutôt d’un espace aménagé temporairement comme « fan zone » dans le cadre de la Coupe du monde.
Le préfet-recteur a par ailleurs regretté que plusieurs médias aient publié des informations mettant en cause le collège sans avoir pris la peine de recueillir sa version des faits.
Pour sa part, le curé de la paroisse Sainte Anne a également échangé avec le Comité exécutif du CAC Monde. Il a rappelé que la paroisse est pleinement propriétaire de cet espace et a averti que si les tensions autour de cette affaire continuaient à s’amplifier, elle pourrait décider de fermer l’accès actuellement utilisé par les élèves pour rejoindre le collège.
Le curé a précisé que le passage accordé aux élèves constitue une facilité consentie par la paroisse au bénéfice de l’établissement scolaire et non une obligation liée à un quelconque droit de propriété.
Si ces différentes mises au point permettent de dégager la responsabilité du collège Saint Joseph Elikya dans cette polémique, elles n’enlèvent rien aux préoccupations exprimées par de nombreux anciens élèves, parents et observateurs quant à l’environnement immédiat de cette prestigieuse institution.
Réputé pour sa rigueur, son exigence disciplinaire, son éthique et l’excellence de sa formation, le collège Saint Joseph Elikya demeure une référence dans le paysage éducatif congolais. À ce titre, bien que la paroisse Sainte Anne soit souveraine dans la gestion de ses espaces, il apparaît souhaitable que les activités qui y sont autorisées restent compatibles avec la vocation éducative de l’établissement et contribuent à préserver un cadre propice à l’épanouissement et à la bonne formation des élèves.
Lionel IPAKALA Y.
