Le baril de pétrole a enregistré une baisse hebdomadaire de 4,9 % sur les marchés internationaux, tandis que le cuivre, l’or et plusieurs produits agricoles ont poursuivi leur progression. Une évolution qui reflète les nouvelles dynamiques de l’économie mondiale, selon les dernières données de la Banque Centrale du Congo (BCC).
Le prix du baril de pétrole, l’un des principaux produits d’exportation de la République Démocratique du Congo (RDC), s’est établi à 71,8 dollars américains au 2 Juillet 2026, contre 75,5 dollars une semaine plus tôt, soit un recul de 4,9 %, d’après la note de conjoncture économique de la Banque Centrale du Congo (BCC), consultée par l’ACP.
Cette baisse est principalement attribuée à l’atténuation des tensions géopolitiques au Moyen-Orient et aux perspectives d’une augmentation de l’offre mondiale de pétrole.
Malgré ce repli hebdomadaire, le Brent demeure en hausse de 17,9 % par rapport à la fin de l’année 2025 et affiche une progression annuelle de 7,9 %.
Le cuivre et l’or confirment leur dynamique haussière
À l’inverse, le cuivre poursuit sa progression. Le métal rouge s’est négocié à 13.318,13 dollars la tonne, en légère hausse de 0,1 % sur une semaine. Selon la BCC, cette évolution est soutenue par les tensions persistantes sur l’offre mondiale, combinées au renforcement de la production industrielle en Chine.
Comparé à fin Décembre 2025, le cuivre gagne 6,2 %, tandis que sa hausse atteint 34,6 % en glissement annuel.
L’or, considéré comme une valeur refuge, continue également son ascension. L’once s’est échangée à 4.115,2 dollars, en progression de 2,7 % par rapport à la semaine précédente.
Cette hausse est alimentée par le recul du dollar américain et les incertitudes géopolitiques qui stimulent la demande des investisseurs.
En dépit d’un recul de 4,9 % par rapport à fin 2025, le métal précieux affiche une progression annuelle de 25,2 %.
Les céréales également orientées à la hausse
Les marchés agricoles restent sous tension. Les prix du riz, du blé et du maïs se sont établis respectivement à 300,7 dollars, 220,5 dollars et 162,3 dollars la tonne, enregistrant des hausses hebdomadaires de 1,5 %, 0,1 % et 6,6 %.
Toujours selon la note de conjoncture de la BCC, relayée par l’ACP, cette évolution est liée aux conditions climatiques défavorables dans l’hémisphère Nord ainsi qu’aux restrictions d’exportation imposées par certains grands pays producteurs.
Depuis la fin de l’année 2025, les prix du riz et du blé ont progressé respectivement de 37,2 % et 18,4 %, tandis que celui du maïs est resté quasiment stable (+0,1 %). En rythme annuel, les trois céréales affichent également des hausses comprises entre 2,4 % et 11,8 %.
La BCC souligne enfin que les perturbations géopolitiques au Moyen-Orient, notamment autour du détroit d’Ormuz, continuent d’alimenter la volatilité des marchés agricoles mondiaux, en raison de la flambée des coûts des engrais et des carburants qui influencent directement les prix des denrées alimentaires.
Lionel IPAKALA Y.
