La coalition Le Congo n’est pas à vendre (CNPAV) a présenté, lundi 13 juillet à Mbandaka, une étude mettant en lumière les fortes disparités salariales au sein de la Fonction Publique Congolaise. Le rapport révèle des écarts de rémunération jugés préoccupants entre les responsables politiques et les agents des services publics essentiels, relançant le débat sur la justice sociale et la réforme de la gouvernance salariale.
Les profondes inégalités salariales dans la Fonction Publique de la République Démocratique du Congo ont été au centre de la première Tribune d’expression populaire de plus cent personnes organisée Lundi dans la salle Excellence de l’Institut Supérieur Pédagogique (ISP) de Mbandaka, chef-lieu de la Province de l’Équateur.
Devant une assistance composée de journalistes, de syndicalistes, d’acteurs de la société civile, d’enseignants, d’étudiants et de fonctionnaires de l’État, le coordonnateur de l’Association des médias associatifs et communautaires de l’Équateur (AMACEQ), Peter Gbiako Ngbala, a présenté les principales conclusions d’une étude réalisée par la coalition Le Congo n’est pas à vendre (CNPAV).

Selon ce rapport, les députés nationaux percevraient près de 21 000 dollars américains par mois, en cumulant émoluments, primes, indemnités de vacances, réserves parlementaires et autres avantages. À l’opposé, les enseignants, les professionnels de santé ainsi que la majorité des agents de l’État disposeraient d’une rémunération moyenne d’environ 150 dollars par mois.
L’étude met en évidence des écarts particulièrement importants.
D’après ses auteurs, un député national gagnerait jusqu’à 15 fois plus qu’un professeur d’université, 30 fois plus qu’un médecin et près de 200 fois plus qu’un huissier de la fonction publique.
Pour la CNPAV, ces déséquilibres contribuent à accentuer les inégalités sociales et remettent en question les engagements visant à réduire le train de vie des institutions publiques. Le rapport souligne également que près de 70 % de la population congolaise vit avec moins de deux dollars par jour, alors que les rémunérations et avantages accordés aux élites politiques et à certains mandataires publics ont connu une hausse significative ces dernières années.
Cette première Tribune d’expression populaire avait pour objectif de vulgariser les conclusions de cette étude et de favoriser un débat citoyen autour des réformes nécessaires en matière de politique salariale. Les participants ont également été invités à formuler des recommandations et des propositions de plaidoyer à l’intention des autorités compétentes.
En marge de cette initiative, des émissions interactives de sensibilisation sont diffusées sur plusieurs radios communautaires de la province de l’Équateur afin d’élargir le débat auprès de la population.

Cette activité est organisée avec l’appui d’AFREWATCH (African Resources Watch), à travers la coalition Le Congo n’est pas à vendre (CNPAV), en partenariat avec NEXT CORP et l’AMACEQ.
La rédaction
