Train urbain à Kinshasa : la ligne Gare centrale–Aéroport de N’djili annoncée ce Lundi

La mobilité urbaine franchit une nouvelle étape dans la capitale congolaise. Le service du train urbain entre la Gare centrale et l’Aéroport international de N’djili annoncé pour ce Lundi, avec deux rotations programmées au départ de la Gare centrale, à 6h30 et 8h30.

Cette reprise s’inscrit dans la dynamique de modernisation du transport ferroviaire portée par le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, et mise en œuvre dans le secteur des transports sous le pilotage du Vice-Premier ministre, ministre des Transports, Jean-Pierre Bemba Gombo, avec la conduite opérationnelle de la Direction Générale de l’ONATRA, dirigée par Martin Lukusa Panu.

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Une liaison stratégique pour la mobilité kinoise

La desserte reliant le centre-ville à l’aéroport international de N’djili revêt une importance particulière dans une métropole confrontée quotidiennement aux embouteillages et à la saturation progressive de ses principaux axes routiers.
À travers la relance de cette liaison ferroviaire, l’objectif est notamment de proposer aux Kinois une alternative de transport plus structurée, régulière et prévisible, tout en valorisant les infrastructures ferroviaires existantes.

Pour l’ONATRA, à côté du transport fluvial, le chemin de fer constitue ainsi un levier essentiel dans la recherche de solutions durables aux problèmes de mobilité à Kinshasa. La remise en service de cette ligne participe à cette volonté de replacer progressivement le rail au cœur du système de transport urbain.

Des essais techniques menés avant la reprise

La décision de relancer la desserte intervient après les derniers essais techniques réalisés sur le trajet Gare centrale–Aéroport international de N’djili.
Ces essais ont notamment été conduits le vendredi 14 août au niveau du Département des chemins de fer, sous la supervision du Directeur Bongwala. Ils avaient pour objectif de vérifier les conditions techniques et opérationnelles nécessaires à une reprise du cheminement du train urbain sur cet axe stratégique.

Cette phase de vérification préalable visait ainsi à s’assurer du bon fonctionnement du parcours avant la remise effective du service aux voyageurs.
La reprise annoncée ce lundi apparaît donc comme l’aboutissement d’un processus de vérification technique destiné à sécuriser et à fiabiliser la desserte.
Trois catégories de places, trois niveaux tarifaires
Pour cette reprise, les voyageurs pourront choisir entre trois catégories de places, avec une tarification différenciée :

  • 2 è classe : 1 000 FC ;
  • 1ère classe : 2 000 FC ;
  • Classe VIP : 2 500 FC.
    Cette grille tarifaire permet aux usagers de choisir leur catégorie de voyage en fonction de leurs besoins et de leurs possibilités.
    Les deux premières rotations partiront de la Gare centrale, la première étant prévue à 6h30, suivie d’une seconde à 8h30.
De Kinshasa à Matadi : le vaste chantier de la relance ferroviaire

La reprise de la ligne urbaine Gare centrale–Aéroport de N’djili s’inscrit dans un chantier ferroviaire beaucoup plus vaste engagé par l’ONATRA.
Sur la ligne principale Matadi–Kinshasa, les travaux de rénovation se poursuivent sur les 365 kilomètres de voie ferrée, avec pour perspective la reprise du trafic ferroviaire entre les deux villes.
L’ambition est de permettre, à terme du mois prochain, la relance de deux composantes essentielles du transport ferroviaire : le train voyageur Express Matadi–Kinshasa et le train de marchandises.
Cette perspective est stratégique pour l’économie nationale.
La réhabilitation de cette liaison doit permettre de renforcer les échanges entre le Kongo-Central et Kinshasa, de faciliter le déplacement des personnes et de soutenir l’acheminement des marchandises.

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170 kilomètres de rails acquis et 42 wagons réceptionnés

Dans le cadre de cette réhabilitation, l’ONATRA a déjà engagé des opérations destinées à renouveler progressivement les équipements et les infrastructures nécessaires à la reprise du trafic.
Après l’acquisition de 170 kilomètres de rails 50 kg, l’actuel standard moderne, l’entreprise publique a récemment réceptionné un lot de 42 wagons destinés à l’exploitation commerciale.
Cette acquisition constitue un signal supplémentaire de la volonté de doter progressivement l’ONATRA des moyens nécessaires à la reprise et à la consolidation de ses activités ferroviaires.
La modernisation ne concerne donc pas uniquement la voie ferrée. Elle englobe également le matériel d’exploitation, avec l’objectif de disposer d’une offre ferroviaire plus fiable, plus régulière et mieux adaptée aux besoins des voyageurs comme à ceux du transport des marchandises.

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Martin Lukusa Panu suit de près la transformation de l’ONATRA

Cette dynamique est suivie de très près par le Directeur Général de l’ONATRA, Martin Lukusa Panu, qui se trouve actuellement au Japon, où il poursuit notamment des démarches en rapport avec la modernisation et le développement de l’entreprise.
Même à distance, le numéro un de l’ONATRA entend maintenir un suivi rapproché des différents chantiers engagés pour la relance des activités ferroviaires et fluviales.
L’objectif affiché est de ne ménager aucun effort pour permettre à l’ONATRA de retrouver ses lettres de noblesse dans le transport ferroviaire et fluvial, deux secteurs qui ont historiquement constitué des piliers de la mobilité et de l’économie congolaise. La démarche s’inscrit ainsi dans une volonté de redonner à cette entreprise publique une capacité opérationnelle à la hauteur de son rôle stratégique dans le système national des transports.

Une même vision : moderniser, reconnecter et fluidifier

De la ligne urbaine de Kinshasa à l’axe stratégique Matadi–Kinshasa, les différents chantiers traduisent une même orientation : faire du chemin de fer un instrument majeur de la mobilité et du développement économique de la RDC.
À Kinshasa, le train urbain doit contribuer à offrir une alternative crédible face à la congestion routière. Sur l’axe Matadi–Kinshasa, la réhabilitation de la voie doit permettre de reconnecter efficacement le principal port maritime du pays à la capitale et de faciliter la circulation des personnes et des marchandises.

L’enjeu dépasse donc largement le seul transport des voyageurs. Il touche à la compétitivité économique, à la décongestion des routes, à la mobilité des populations et à la réhabilitation progressive d’un patrimoine ferroviaire appelé à jouer un rôle majeur dans le développement du pays :

« Sans le chemin de fer la RDC ne vaut un franc congolais, disait un explorateur anglais »

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Le défi de la continuité et de la qualité du service

Pour les usagers, la réussite de cette politique se mesurera désormais à la régularité des rotations, au respect des horaires, à la sécurité, à la disponibilité du matériel roulant et à la qualité du service.
La reprise de la liaison Gare centrale–Aéroport international de N’djili constitue à ce titre une première réponse concrète aux besoins de mobilité des Kinois.
Elle devra cependant s’inscrire dans la durée et être accompagnée par la poursuite des travaux de réhabilitation du réseau ferroviaire national, notamment sur les 365 kilomètres de la ligne Matadi–Kinshasa.
Avec la rénovation des infrastructures, l’acquisition de nouveaux rails, la réception de la locomotive neuve, des 42 wagons d’exploitation commerciale et la relance progressive des services urbains et interurbains, l’ONATRA entend ainsi tourner progressivement la page de plusieurs années de difficultés opérationnelles.

De la Gare centrale à l’Aéroport de N’djili, et bientôt, dans la perspective annoncée, de Matadi à Kinshasa, le rail congolais veut progressivement renouer avec son rôle de colonne vertébrale de la mobilité.
Une ambition qui s’inscrit dans la vision de modernisation portée par le chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, pilotée dans le secteur par le Vice-Premier ministre, ministre des Transports Jean-Pierre Bemba Gombo, et conduite au niveau de l’ONATRA par Martin Lukusa Panu, avec l’appui des équipes techniques et opérationnelles engagées sur le terrain.

Lionel IPAKALA Y.

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