Lubumbashi : forte hausse des accidents routiers en 2025, plus de 3 300 victimes enregistrées

La ville de Lubumbashi fait face à une inquiétante recrudescence des accidents de circulation. Selon des données officielles consultées auprès de la Commission nationale de prévention routière, 1 441 cas ont été recensés en 2025 contre 1 203 en 2024, soit une augmentation de 238 accidents, équivalant à une hausse de 19,78 %, fait savoir l’Agence Congolaise de Presse, ACP.

D’après Christophe Liya Balimwacha, chargé de la technique à l’antenne provinciale de la CNPR/Haut-Katanga, cité par l’ACP, ces statistiques traduisent une dégradation notable de la sécurité routière dans la capitale économique du sud-est de la RDC.

Un lourd bilan humain et matériel

Toujours selon ces chiffres relayés par l’Agence Congolaise de Presse, les accidents enregistrés en 2025 ont causé 158 décès, 1 714 blessés graves et 1 514 blessés légers, portant le total des victimes à 3 386 personnes.
Sur le plan matériel, 3 732 cas de dégâts ont été signalés, dont 2 040 jugés importants et 1 692 légers.

Les axes les plus dangereux identifiés

Plusieurs artères de la ville concentrent un nombre élevé d’accidents. Parmi les plus à risque figurent notamment :

  • Route Poids Lourds (46 cas)
  • Chaussée Laurent-Désiré Kabila (28 cas)
  • Route Kasenga (28 cas)
  • Route Likasi et Avenue Sendwe (24 cas chacune)
  • Chaussée Tshisekedi (22 cas)
  • Route Kipushi (21 cas)
    D’autres axes comme l’avenue Lumumba, la route Golf ou encore l’avenue Simon Kimbangu restent également concernés.

Les principales causes en question

Les facteurs à l’origine de ces accidents sont bien identifiés. En tête, l’excès de vitesse (229 cas), suivi de l’imprudence au volant (218 cas) et des fausses manœuvres (137 cas). S’ajoutent également le refus de céder le passage, les mauvais dépassements, les pannes techniques ou encore le non-respect des distances de sécurité.

Quelle solution pour inverser la tendance ?

Face à cette situation alarmante, un renforcement des mesures s’impose. Les autorités pourraient intensifier les campagnes de sensibilisation, renforcer le contrôle routier et appliquer strictement les sanctions contre les infractions.

Par ailleurs, l’amélioration de l’état des routes et la formation continue des conducteurs constitueraient des leviers essentiels pour réduire significativement le nombre d’accidents.
Sans une action coordonnée et rigoureuse, la tendance à la hausse pourrait malheureusement se poursuivre dans les années à venir.

Lionel IPAKALA Y.

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