Matadi : un motocycliste tué par balle, des véhicules incendiés après une nuit de violences

Un conducteur de taxi-moto a été tué par balle dans la nuit du Lundi 7 Septembre, entre 23 heures et minuit, dans les encablures du camp Redjef, dans la commune de Matadi, au Kongo Central. Sa mort a provoqué une vive tension parmi les conducteurs de motos, suivie de l’incendie de plusieurs véhicules et motos à la maison communale.

D’après un témoin interrogé par la rédaction de UNEFM.CD, le drame serait survenu à la suite d’une altercation entre le motocycliste et une femme qu’il transportait.
Selon ce témoignage, un policier serait intervenu pour s’enquérir de la situation. Le motocycliste aurait alors fait savoir à l’agent, identifié sous le nom de « Rouge », que le différend qui l’opposait à sa cliente ne le concernait pas.

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Le policier aurait ensuite réclamé 50 000 francs congolais au motocycliste pour régler la situation. Celui-ci aurait répondu qu’il ne disposait pas de cette somme et ne pouvait donc pas s’en acquitter.
Toujours selon le témoin, alors que le conducteur tentait de s’éloigner, le policier aurait fait usage de son arme à feu à bout portant. Le motocycliste serait décédé sur place. Et par la suite, prendre la poudre d’escampette .

Ces informations reposent à ce stade sur le témoignage recueilli par la rédaction et n’ont pas encore été confirmées officiellement. Une enquête est nécessaire pour déterminer les circonstances exactes du décès et établir les responsabilités.

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Des véhicules incendiés à la maison communale

La nouvelle du décès aurait rapidement circulé parmi les conducteurs de taxis-motos. Plusieurs d’entre eux se seraient ensuite rendus à la maison communale de Matadi.
Des véhicules et des motos qui s’y trouvaient auraient été incendiés au cours des violences.
Selon les informations recueillies par UNEFM.CD, le bilan provisoire ferait état d’environ 25 véhicules brûlés. Ce bilan devra toutefois être confirmé par les autorités.
La rédaction n’a, à ce stade, connaissance d’aucune communication officielle établissant le bilan définitif des dégâts ou faisant état d’éventuelles arrestations.

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La justice plutôt que la vengeance

Les événements de Matadi soulèvent une nouvelle fois la question des réactions violentes qui peuvent suivre la mort d’un conducteur de taxi-moto.
La mort d’un citoyen doit donner lieu à une enquête permettant d’établir les faits et les responsabilités. Elle ne saurait, en revanche, justifier des actes de représailles, des incendies ou la destruction de biens publics et privés.

Tout en déplorant le drame survenu, il y a lieu de rappeler que les conducteurs de taxis-motos bénéficient des mêmes droits que les autres citoyens, mais sont également soumis aux règles de circulation et aux lois de la République. Dans un accident ou une altercation, leur qualité de motocycliste ne permet pas, à elle seule, de déterminer s’ils sont victimes, responsables ou coresponsables.

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La Police également appelée à s’expliquer

Les autorités policières sont également attendues sur les circonstances dans lesquelles le motocycliste aurait été tué.
Si les faits rapportés par le témoin sont confirmés, les conditions de l’usage de l’arme à feu par l’agent devront être établies avec précision.
La réponse des autorités doit donc être fondée sur une enquête complète, permettant à la fois de déterminer les circonstances du décès et d’identifier les auteurs des violences et des incendies qui ont suivi.

À Matadi, l’enjeu est désormais de faire toute la lumière sur cette affaire, sans amalgame et sans justice populaire : établir les faits, déterminer les responsabilités et appliquer la loi à tous, sans distinction.

Lionel IPAKALA Y.

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