Un incendie s’est déclaré le Mardi 8 Septembre dans une maison d’habitation située au numéro 27 de l’avenue Kongolo, dans la commune de Barumbu, à Kinshasa. Le sinistre, survenu à quelques encablures de l’hôtel Babel, sur l’avenue Kabinda, n’a fait aucun mort, mais un blessé au bras, par un vitre, a été signalé par un témoin de l’événement, lors de l’évacuation des occupants.
Selon un témoin présent sur les lieux, le feu serait parti du plafond de l’habitation peu après le rétablissement de l’électricité, à la suite d’une coupure de courant. Alertés, les occupants ont rapidement évacué le bâtiment, permettant d’éviter un bilan humain plus lourd.
Le sinistre a toutefois suscité une vive mobilisation dans le quartier. Des jeunes du secteur se sont employés à lutter contre les flammes avant l’arrivée des sapeurs-pompiers, intervenue, selon le même témoignage, près de deux heures après le début de l’incendie.
La présence des forces de l’ordre a également été signalée sur place. Le major de Police Nationale du Commissariat de Barumbu s’est personnellement rendu sur les lieux afin de sécuriser le périmètre, protéger les biens et prévenir d’éventuels actes de pillage.
Une série d’incendies qui inquiète à Kinshasa
Ce nouveau sinistre intervient alors que plusieurs incendies ont été signalés à Kinshasa ces derniers jours. En l’espace de cinq jours, la capitale congolaise a notamment été confrontée à plusieurs cas, dont l’incendie survenu à l’Ecole Primaire Saint-Pierre, au croisement des avenues Kabambare et Kasa-Vubu, dans la commune de Kinshasa ainsi que ceux ayant touché deux salles de fête, à la première rue Funa, dans la commune de Limete, et la salle Panacée.
Ce dernier sinistre demeure le plus meurtrier.
Selon le bilan officiel communiqué par le bourgmestre de Lingwala, l’incendie de la salle Panacée a fait 20 morts.
Cette succession de sinistres relance les interrogations sur la sécurité des bâtiments recevant du public et des installations électriques dans la capitale.
Les enquêtes attendues
Après ces différents incendies, le Vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, avait demandé l’ouverture d’enquêtes afin d’établir les circonstances et les causes des sinistres.
À ce stade, l’état d’avancement de ces enquêtes reste au centre des interrogations. La question de la prise en charge des victimes, notamment à travers les mécanismes d’assurance, demeure également posée, alors que les autorités et les responsables des établissements concernés ne se sont pas encore officiellement prononcés sur ce volet.
La multiplication de ces incendies en quelques jours appelle ainsi à une clarification rapide des causes des sinistres et à un renforcement des mesures de prévention et de sécurité à Kinshasa.
Lionel IPAKALA Y.
