RDC : à Bruxelles, Aimé Boji réclame une justice internationale contre les auteurs des crimes

Le Président de l’Assemblée Nationale de la République Démocratique du Congo, Aimé Boji Sangara, a plaidé pour la mise en place d’une justice internationale capable de poursuivre les auteurs des crimes commis dans l’Est de la RDC. Il a porté ce plaidoyer Mercredi 9 Septembre à Bruxelles, au cours de plusieurs rencontres avec de hauts responsables européens.

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Lors de son entretien avec Johan Borgstam, représentant spécial de l’Union Européenne pour la Région des Grands Lacs, Aimé Boji a présenté la situation sécuritaire et humanitaire préoccupante dans l’Est du pays. Violences contre les civils, déplacements massifs de populations, déscolarisation des enfants et destruction des écosystèmes figurent parmi les conséquences évoquées.

Face à ces violations, le Président de la Chambre basse du Parlement congolais a appelé l’Union Européenne et la communauté internationale à soutenir la mise en place de mécanismes judiciaires internationaux permettant de poursuivre et juger les responsables des crimes commis en RDC, afin de lutter contre l’impunité.
Ce plaidoyer s’inscrit notamment dans la dynamique du Genocost, initiative portée par Kinshasa pour obtenir la reconnaissance internationale des crimes qualifiés de génocide congolais.

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Washington, Doha et dialogue national au menu

Au cours de son échange avec le représentant spécial de l’UE, le Speaker de la Chambre Basse du parlement, a également évoqué les différentes initiatives diplomatiques destinées à mettre fin à la crise dans l’Est de la RDC. Il a cité les processus de Washington et de Doha, les initiatives de l’Union Africaine ainsi que la perspective d’un dialogue national annoncée par le Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.

De son côté, Johan Borgstam a réaffirmé la position de l’Union Européenne en faveur du respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la RDC, ainsi que du retrait effectif et vérifié des troupes rwandaises du territoire congolais.

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Plaidoyer pour l’application des résolutions de l’ONU

Au Parlement européen, Aimé Boji s’est ensuite entretenu avec son Vice-Président, Younous Omarjee, représentant la Présidente Roberta Metsola pour les questions africaines.
Les deux responsables ont insisté sur la nécessité de renforcer la coopération entre les institutions parlementaires congolaise et européenne et de mettre en place des cadres de concertation réguliers.

Aimé Boji a notamment appelé le Parlement européen à contribuer à la mise en œuvre des résolutions 2773 et 2825 du Conseil de sécurité des Nations unies, ainsi qu’au renforcement de la traçabilité des minerais, considérée comme un levier essentiel pour couper les sources de financement des groupes armés.
Les discussions ont également porté sur l’aide humanitaire destinée aux populations affectées par les conflits et sur le soutien aux efforts engagés contre la maladie à virus Ebola.
Sur le volet économique, le Président de l’Assemblée Nationale a plaidé pour une meilleure prise en compte des priorités de la RDC et des États africains dans le prochain cycle budgétaire de l’Union Européenne, notamment à travers l’initiative Global Gateway.

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RDC, « pays-solution » face au changement climatique

Les échanges ont enfin abordé les enjeux climatiques. Aimé Boji a mis en avant le rôle stratégique de la RDC dans la préservation du bassin du Congo et appelé à une compensation juste des efforts consentis par le pays en faveur de la protection de cet important patrimoine écologique mondial.
Les deux parties se sont accordées sur la nécessité de développer des mécanismes concrets de coopération, notamment dans le renforcement des capacités parlementaires.

La journée s’est achevée par une visite de la salle des plénières du Parlement européen, symbole de la volonté affichée par les deux institutions de consolider leur coopération parlementaire.

Lionel IPAKALA Y.

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