La coordination de la Société Civile du territoire de Masisi, dans la Province du Nord-Kivu, tire la sonnette d’alarme face à la détérioration de la situation humanitaire dans plusieurs zones touchées par les affrontements entre l’AFC-M23 et les forces gouvernementales.
Selon Télesphore Mitondeke, Président de cette structure citoyenne, la nouvelle escalade des combats dans plusieurs agglomérations des groupements de Nyamaboko 1 et Nyamaboko 2, dans les secteurs d’Osso-Banyungu et de Katoyi, a provoqué de nouveaux déplacements massifs de populations civiles.
Des familles contraintes de fuir les zones de combats se dirigent notamment vers le territoire voisin de Walikale, à la recherche de sécurité et de conditions de vie plus stables.
Télesphore Mitondeke souligne que les femmes et les enfants figurent parmi les personnes les plus vulnérables face à cette crise.
Leur déplacement les expose davantage au manque de nourriture, de soins de santé, d’abris et à d’autres risques liés à la situation sécuritaire.
Face à cette dégradation, la société civile de Masisi appelle les autorités nationales ainsi que la communauté internationale à accélérer les mécanismes de paix et de stabilisation dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Pour cette structure citoyenne, seule une solution durable au conflit permettra de mettre fin aux déplacements répétitifs des populations et de répondre efficacement à la crise humanitaire qui frappe les civils.

La Société Civile réitère ainsi son appel à la fin des hostilités et à la mise en place de mesures concrètes en faveur de la protection des populations civiles dans les territoires affectés par la guerre.
Fiston Muhindo Correspondant/ Nord-Kivu
