En RDC, le taux d’accès à l’eau potable a franchi le seuil symbolique de 50% en se situant à 52% en zones urbaines et à 18,5% en zones rurales. Mais le ministre des Ressources hydrauliques & Électricité (RHE) Guy-Aimé Sakombi Molendo s’emploie à opérer une remontada des années 90, quand le PDG de la Regideso , Tshongo Tshibi Kubula Wa Ntumba, avait réalisé un taux d’accès d’un peu plus de 70%, au niveau national.
M. Sakombi a pris le pari de porter à l’eau aux populations congolaises au diapason des ressources aquatiques disponibles: la République Démocratique du Congo dispose, en effet, de 52 % des ressources en eau douce d’Afrique. Il est question de “répondre à l’obligation constitutionnelle d’assurer à la population congolaise, l’accès universel à l’eau potable”, fait comprendre le ministre des RHE, dans une note technique inhérente a la Politique nationale du service public de l’eau (PNSPE).
Le budget de mise en œuvre de la PNSPE est évalué à 9,49 milliards USD sur 10 ans dont
71 % (6,73 milliards USD) destinés aux infrastructures adaptées au climat et 29 % (2,77 milliards USD) consacrés à la gouvernance inclusive et résiliente.
Son financement sera assuré par le Fonds national de l’eau, à créer, et dont les ressources proviendront notamment du budget de l’État, des redevances générées par les différents usages de l’eau, les contributions des partenaires du gouvernement, la capitalisation du financement climatique et le financement du secteur privé à travers des PPP.
La PNSPE est une grande première en RDC. Sa mise en œuvre lance un signal politique qui traduit notamment un engagement fort du gouvernement à répondre aux besoins de base de la population en matière d’accès à une eau de qualité et en quantité suffisante, écrit Sakombi Molendo dans sa note technique.
Et de poursuivre, ” la réponse du gouvernement à la nécessité de disposer d’un cadre cohérent et régulé pour attirer les investissements publics et privés à travers notamment l’opérationnalisation de l’Autorité de régulation du service public de l’eau (ARSPE) qui veillera sur une tarification économiquement viable.
L’adoption par le gouvernement de la PNSPE dotera la RDC d’un instrument stratégique et fédérateur de tous les efforts pour relever le défi de l’accès universel à l’eau potable, accélérer la réduction de la pauvreté et soutenir le développement durable du pays.
La PNSPE intègre la tarification à travers l’opérationnalisation de l’Autorité de régulation du service public de l’eau. Il sied de noter que l’attribution d’un tarif rémunérateur à la REGIDESO SA a été prise en compte dans le cadre du plan de relance approuvé en conseil des ministres.
La PNSPE poursuit deux objectifs globaux à savoir, améliorer la gouvernance du Service public de l’eau, atteindre un accès universel à l’eau potable d’ici 2035 : 90% en zones urbaines et 70 % en zones rurales.
Pold LEVI
