PILLAGES EN ANGOLA: Décidément, ” L’Afrique est vraiment Africaine”

             _Par CNL_ 

Considéré il y a peu de temps encore par certains “naïfs” comme un pays pétrolier, émergeant, prospère, une “Puissance” résolument engagée sur la voie du progrès; un “eldorado” et où, coulerait le lait et le miel; en cette fin de la deuxième quinzaine du mois de juillet 2025, l’Angola semble basculer dans un cycle infernal de violence et d’instabilité causé par l’augmentation du prix du Carburant qui a eu des répercussions sur le coup du transport ( de 200 à 300 Kwanzas)!

Certes la crise socio-écomique couvait déjà depuis longtemps mais l’envolée soudaine de prix du transport serait la cause immédiate ayant poussé des milliers des citoyens de ce pays, pourtant 2ième producteur du pétrole en Afrique, à manifester bruyamment et massivement d’abord dans les rues de la capitale puis en provinces où, les manifestations se seraient étendues.

Malheureusement et comme toujours en pareilles circonstances, les revendications ont vite dérapé, débouchant sur des actes regrettables de vandalisme notamment des pillages sur fond d’une répression féroce de la part des forces de l’ordre.

Que de scènes abondamment relayées sur les réseaux sociaux !

Des jeunes courant dans les rues, chantant, surexcités, taquinant les autorités, brûlant la photo du President JOAO LOURENÇO, devalisant des magasins et emportant sur leur passage tout ce qu’ils peuvent.

Des policiers armés, pourchassant les pillards, tirant à bout portant sur des personnes atteintes des balles, gravement blessées, s’effondrant et ce sont des images atroces des corps ensanglantés, gisant au sol que l’on a vu ça et là.

On se croirait en Somalie ou en Haïti sinon revenu aux heures les plus obscures des affres de la guerre civile, période macabre durant laquelle ce pays a sombré dans des horreurs d’une cruauté innommable des suites des affrontements sanglants entre le MPLA et l’UNITA de feu Jonas SAVIMBI.

Si les revendications de la population angolaise sont, certes, fondées, l’approche utilisée par les manifestants laisse sceptique de nombreux observateurs.

Pour un pays dont l’économie est déjà malmenée dans un contexte international, ultra concurrentiel et caracterisé par une crise inflantionniste quasi chronique, les scènes des pillages, tournant en boucle sur la toile, donnent une image catastrophique de cette nation. Il n’y a rien qui rend méfiant, éloigne les éventuels investisseurs que des scènes de destruction, de vandalisme comme celles qui nous viennent aujourd’hui de Luanda.

L’ampleur de ces pillages est telle que l’économie Angolaise risque de prendre un sacré coup au point d’aggraver la cherté de la vie, cause principale ayant poussé les citoyens dans la rue.

Mais, il y a un temps pour piller, il y aura un autre pour payer l’effroyable PRIX du pillage. C’est toujours ainsi. D’ailleurs, les angolais feraient mieux de se renseigner auprès de leurs voisins congolais qui en ont la douloureuse expérience et en savent assez sur les effets dévastateurs des pillages orchestrés vers les années 1990…

En tout cas, il y aura, dorénavant, dans ce pays, un avant et un après pillage.

Général de son État ayant remporté plusieurs victoires sur les théâtres des opérations militaires, le Président angolais, JOAO LOUREÇO doit manœuvrer fort pour remporter la victoire contre la guerre économique, éradiquer la cherté de la vie pour apaiser la grogne de ses concitoyens.

Ceci est un imperatif et il en va de la survie même de son régime aujourd’hui vacillant. La faim n’a jamais été une bonne conseillère.

Plus de lectures incontournables

Les plus récents