Crise dans l’Est de la RDC : Washington brandit la menace de sanctions contre le Rwanda

Les États-Unis pourraient prochainement durcir le ton à l’égard du Rwanda, dont la Diplomate en poste au pays de l’oncle Sam a récemment avoué devant le Congrès américain le soutien de son Pays à la rébellion de l’AFC-M23 qui opère dans l’est de la République Démocratique du Congo.

L’annonce a été faite par Chris Smith, Président de la Sous-Commission Afrique de la Chambre des Représentants, à l’issue de consultations consacrées à l’évolution du processus de paix dans la Région des Grands Lacs.
Selon l’élu américain, les autorités congolaises affichent une volonté manifeste de faire aboutir les accords de paix en cours.

Du chef de l’État aux responsables du Parlement, en passant par la diplomatie congolaise, Kinshasa aurait réitéré son engagement en faveur d’une solution politique durable au conflit.
Mais à Washington, ces efforts sont jugés compromis par la persistance des violences attribuées au Mouvement rebelle AFC -M23.

Un mouvement rebelle que la RDC et plusieurs rapports internationaux lient à un appui en provenance du Rwanda. Pour Chris Smith, aucun accord ne peut tenir tant que les engagements pris ne sont pas respectés sur le terrain.

Le dossier congolais reste donc au centre des préoccupations du Congrès américain. Une nouvelle série d’auditions parlementaires est annoncée dans les prochains jours afin d’évaluer la situation sécuritaire et d’examiner les options politiques à la disposition de l’administration américaine.

L’objectif, explique le parlementaire, est d’accroître la pression sur l’exécutif pour qu’il passe des déclarations aux actes :

« La confiance accordée aux États-Unis par de nombreux Africains doit se traduire par des décisions concrètes », a-t-il souligné.

Parmi les pistes évoquées figure l’imposition de sanctions ciblées contre des responsables rwandais de haut rang, y compris des figures proches du pouvoir à Kigali. Chris Smith n’exclut pas que ces mesures puissent viser jusqu’au Président Paul Kagame.

Pour l’élu américain, une réaction timide serait contre-productive. Seule une action ferme, estime-t-il, pourrait contraindre les acteurs accusés d’alimenter la violence armée à respecter les accords de paix et à mettre un terme aux combats dans l’est de la RDC.

Cadhy MBOMA et Lionel IPAKALA

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