Contrairement aux informations relayées par notre média, la reprise du service du train urbain entre la Gare centrale et l’Aéroport international de N’djili n’aura finalement pas lieu ce Lundi 17 août.
L’Office National des Transports (ONATRA), selon notre source, poursuit les travaux de consolidation de la voie ferrée afin de garantir les meilleures conditions de sécurité et de fiabilité avant la reprise effective de la circulation des trains sur cet axe stratégique.

La reprise reste imminente
Annoncée initialement pour ce Lundi 17 août avec deux rotations prévues au départ de la Gare centrale, à 6h30 et 8h30, la desserte Gare centrale–Aéroport international de N’djili devra donc encore patienter.
Selon les précisions apportées à la suite des informations diffusées par notre média, les équipes techniques poursuivent les interventions nécessaires sur la voie.
Cette étape vise notamment à consolider l’infrastructure ferroviaire et à s’assurer que les conditions de sécurité de cheminement de la rame soient pleinement réunies avant sa remise en service.
L’ONATRA entend ainsi privilégier la sécurité des voyageurs et la fiabilité de l’exploitation plutôt qu’une reprise précipitée.

Une annonce officielle attendue
Si la date annoncée initialement est désormais écartée, le principe de la reprise n’est pas remis en cause. La desserte ferroviaire entre le centre-ville de Kinshasa et l’aéroport de N’djili demeure imminente.
L’ONATRA devrait communiquer officiellement et de manière formelle dès que les conditions techniques permettront la reprise du trafic. Cette annonce précisera notamment la date effective de mise en service ainsi que les modalités pratiques de la desserte.

Le rail au cœur de la modernisation du transport à Kinshasa
La remise en service de la ligne Gare centrale–Aéroport de N’djili s’inscrit dans la dynamique de modernisation du transport ferroviaire en République démocratique du Congo.
Sous l’impulsion du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, le secteur des transports fait l’objet de plusieurs initiatives visant à améliorer la mobilité des populations et à renforcer les infrastructures existantes.
À Kinshasa, le développement du transport ferroviaire urbain constitue notamment une alternative aux embouteillages qui paralysent quotidiennement plusieurs axes routiers de la capitale.
Comme nous l’avons dit précédemment, des travaux qui se poursuivent également sur l’axe Matadi–Kinshasa
Cette dynamique ne se limite pas à la desserte urbaine de Kinshasa. Sur la ligne principale Matadi–Kinshasa, longue de 365 kilomètres, les travaux de rénovation et de consolidation de la voie se poursuivent également en vue de la reprise progressive du trafic ferroviaire entre le Kongo-Central et la capitale.
Nous rappelons également que ne ménageant d’efforts pour que L’ONATRA retrouve ses lettres de noblesse, le DG Martin Lukusa dans sa politique de rénovation de cette entreprise, a déjà acquis 170 kilomètres de rails de 50 kg et réceptionné récemment 42 wagons destinés à l’exploitation commerciale. Ces investissements doivent accompagner la modernisation progressive du réseau et la relance du transport ferroviaire de voyageurs et de marchandises. L’objectif est notamment de permettre, dans les prochaines étapes du chantier, la reprise du train voyageur Express Matadi–Kinshasa ainsi que du train de marchandises.

La priorité à la sécurité et à la fiabilité
Pour l’ONATRA, la reprise du trafic ferroviaire doit s’effectuer sur des infrastructures suffisamment consolidées pour garantir la sécurité des passagers et la régularité des opérations.
La ligne Gare centrale–Aéroport de N’djili constitue ainsi l’une des composantes de la stratégie visant à redonner au chemin de fer une place centrale dans la mobilité kinoise.
En attendant l’annonce officielle de l’ONATRA, les usagers sont donc invités à se fier aux communications officielles de l’entreprise sur la unefm.cd .
La reprise est imminente, mais elle interviendra après l’achèvement des travaux de consolidation et fera l’objet d’une annonce officielle de l’ONATRA.
Lionel IPAKALA Y.
