Remplacée et non démissionnaire, Liliane Tshimpumpu attend sa notification officielle. Son départ intervient alors que la FECOFA sort d’une période marquée par plusieurs avancées majeures, notamment la qualification des Léopards à la Coupe du monde 2026.
Liliane Tshimpumpu a finalement décidé de briser le silence sur les circonstances de son départ du Secrétariat Général de la Fédération Congolaise de Football Association (FECOFA). Contrairement aux informations que nous avons émises dans notre précédent article sur ce dossier, l’intéressée affirme n’avoir jamais démissionné de ses fonctions :
« Je n’ai pas démissionné. J’ai été remplacée et je m’incline. J’attends la notification », a-t-elle fait savoir, mettant ainsi fin aux spéculations sur son départ.
Cette clarification officielle apporte un nouvel éclairage sur un changement qui intervient à un moment particulièrement sensible pour le football congolais. Liliane Tshimpumpu, fille de l’ancien journaliste et homme politique Lucien Tshimpumpu wa Tshimpumpu, doit céder la place à Laetitia Muderhwa, annoncée pour lui succéder au Secrétariat Général de la FECOFA.
Un bilan qui interroge
Au-delà du changement de personne, ce départ soulève une question de fond : comment se aséparer d’une expertise au moment où la FECOFA peut se prévaloir d’un bilan présenté comme largement positif ?
Sous l’administration sortante, plusieurs dossiers majeurs ont marqué la vie de l’instance dirigeante du football congolais.
Parmi les faits les plus significatifs figure notamment l’accompagnement du parcours des Léopards jusqu’à leur qualification pour la Coupe du monde 2026, une performance historique réalisée 52 ans après la première participation de la RDC à cette compétition.
La période a également été marquée par des efforts de normalisation du fonctionnement de la FECOFA et par l’organisation d’élections ayant conduit à l’élection de l’actuel Président de la Fédération.
Mais cette séquence institutionnelle reste loin d’être totalement refermée. Le sort de son élection à la tête de la FECOFA demeure notamment lié à une procédure pendante devant le Tribunal Arbitral du Sport (TAS), dont l’issue pourrait avoir des conséquences sur la stabilité de la gouvernance de l’instance. Dans ce contexte, le remplacement de la Secrétaire Générale intervient à un moment où la Fédération aurait plus que jamais besoin de continuité administrative, de stabilité et de capitaliser sur l’expérience acquise.

Quel impact sur les Léopards ?
La question dépasse donc le seul cadre administratif de la FECOFA. Elle touche directement aux ambitions des sélections nationales.
Les Léopards seniors doivent en effet rapidement replonger dans la compétition avec le début des éliminatoires de la CAN 2027, prévu dès le mois de Septembre.
Dans un calendrier aussi resserré, toute période d’instabilité au sommet de la Fédération pourrait-elle avoir des répercussions sur la préparation et les performances des équipes nationales ?
La question mérite d’être posée, d’autant que la sélection A sort d’une dynamique particulièrement favorable après sa qualification pour le Mondial 2026.
Au-delà des personnes, c’est donc la continuité de l’expertise et de la stabilité institutionnelle de la FECOFA qui se retrouve au centre des interrogations. Le remplacement de Liliane Tshimpumpu constituera-t-il un simple passage de relais administratif ou marquera-t-il le début d’une nouvelle phase dans la gouvernance du football congolais ?
Une chose est certaine : en affirmant publiquement qu’elle n’a pas démissionné mais qu’elle a été remplacée, Liliane Tshimpumpu vient de lever une ambiguïté.
Reste désormais à savoir les raisons de cette décision, son impact sur le fonctionnement de la FECOFA et surtout ses éventuelles conséquences sur le foot congolais, particulièrement sur les ambitions des Léopards.
Lionel IPAKALA Y.
