Éducation : l’AFC/M23 suspend la gratuité pour renflouer ses caisses


Rentrée scolaire en mode retour à la prise en charge des enseignants par les parents en zones rebelles. Goma tire le diable de la fauche par la queue depuis mai 2026 et fait feu de tout bois pour la survie.

Les exportations vers les émirats du golfe des minerais de la contrebande, particulièrement l’or, qui ont longtemps assuré le financement de l’administration rebelle de l’AFC/M23, se sont réduites en peau de chagrin suite à des ripostes de l’artillerie iranienne sur les monarchies du golfe persique suite aux frappes américano-israéliennes. Traffic interrompu, le mouvement rebelle, à la solde de Kigali, ne sait plus rien exporter vers Dubaï. Par conséquent, la bande de Corneille Naanga se décharge sur les populations déjà appauvries par la guerre pour renflouer ses caisses.
La rébellion s’est soumise à la décision du gouvernement de Kinshasa pour la rentrée scolaire au 1er septembre, mais plus de gratuité de l’enseignement de base.
Dans les zones sous contrôle de l’AFC-M23, les élèves des écoles primaires publiques doivent désormais s’acquitter de frais scolaires pouvant atteindre 45 000 francs congolais par trimestre. Le scélerat de Goma avait précedemment misé sur les universités et instituts supérieurs en nommant des recteurs et DG de complaisance. Kinshasa a réagi avec une grande fermeté en gelant le secteur universitaire en zone rebelle.
Pour l’édication de bade, un élève d’une école primaire publique pourra désormais payer entre 5 000 et 45 000 francs congolais par trimestre dans les zones sous contrôle de l’AFC-M23. Les nouveaux frais scolaires ont été rendus publics ce mercredi 2 septembre 2026 à travers un arrêté provincial fixant les frais scolaires pour l’année 2026-2027 dans les établissements publics et privés agréés.

Signé le 28 août 2026 par Bahati Musanga Erasto, présenté comme Gouverneur de province, l’arrêté fixe plusieurs catégories de frais, notamment ceux liés au fonctionnement des établissements, au minerval, aux bulletins, aux infrastructures, ainsi qu’aux activités sportives et parascolaires.

L’administration de l’AFC-M23 s’emmêle les pinceaux en soutenant tout et son contraire. Selon Goma, les mesures arrêtées ne remettent pas en cause la gratuité de l’enseignement primaire, mais doivent permettre de soutenir le fonctionnement des établissements et d’améliorer les conditions sociales des enseignants. Dans l’opinion, c’est plutôt la cote de popularité de Félix Tshisekedi qui a glané de précieux points.

Dans les faits, cependant, l’imposition de frais pouvant atteindre 45 000 francs congolais par trimestre aux élèves du primaire public risque de relancer le débat sur la portée effective de la gratuité scolaire dans les territoires administrés par l’AFC-M23.

Des frais également fixés pour le secondaire et le maternel


Pour les établissements publics du secondaire et du maternel, le minerval est fixé à 1 500 francs congolais par élève et par an.

Les frais de fonctionnement ainsi que ceux destinés à l’appui social des enseignants doivent, selon l’arrêté, être déterminés par les organes de gestion de chaque établissement. Ces montants doivent ensuite être approuvés par les représentants des parents.

Les frais techniques, quant à eux, varient entre 10 000 et 30 000 francs congolais par trimestre, en fonction des filières.

L’arrêté prévoit également des frais annuels pour le bulletin, les infrastructures et les activités sportives et parascolaires. La rébellion tient à gérer les frais de minerval et connexes.

L’administration de l’AFC-M23 s’arroge les droits d’ encadrer les montants réclamés aux parents et empêcher, selon elle, les perceptions abusives dans les établissements scolaires. Facile à comprendre que le mouvement, financièrrment exsangue, est à la recherche même du menu frétin.

La Rédaction

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