Tshopo : fin des dérives dans les régies financières, cap sur la maximisation des recettes publiques

La Province de la Tshopo amorce un tournant décisif dans la gestion de ses finances publiques. Le Directeur Général des Recettes non Fiscales, Bombondo Botate Mbula André, annonce une série de réformes visant à assainir le secteur et à accroître les recettes provinciales.

Au cœur de cette restructuration figure la création de deux nouvelles régies financières, en remplacement de l’ancienne Direction Générale des Recettes de la Tshopo (DGRPT), longtemps critiquée pour sa gestion jugée défaillante.
Selon Bombondo Botate Mbula André, l’ancienne régie était marquée par de nombreuses anti-valeurs, notamment le détournement de fonds, le coulage des recettes, l’indiscipline, la contre-performance, ainsi que des pratiques de paiements parallèles et un non-respect de la hiérarchie.

Face à ce constat, les autorités provinciales ont opté pour une refonte du système avec la mise en place de deux structures distinctes : une régie chargée des impôts et une autre dédiée aux recettes non fiscales. Une première dans la province, qui vise à repartir sur de nouvelles bases et à doter le gouvernement provincial des moyens nécessaires à la mise en œuvre de sa politique.

Autre mesure significative : la réduction des effectifs. La nouvelle régie des recettes non fiscales compte désormais moins de 900 agents, contre plus de 1 000 dans l’ancien système, jugé pléthorique et peu efficace.
Le Directeur Général insiste sur le respect strict des principes de gestion des finances publiques, notamment la maîtrise des procédures, l’intégration des services dans le circuit de perception et le contrôle rigoureux des opérations.

Il identifie trois leviers essentiels pour améliorer les performances : l’ordonnancement, le recouvrement et la canalisation des recettes.
Dans cette dynamique, il prône une gestion axée sur les résultats pour optimiser les recettes non fiscales, constituées notamment des droits, taxes et redevances.

Parallèlement, la régie des impôts aura la charge de mobiliser les recettes fiscales, notamment l’impôt sur les revenus locatifs, l’impôt foncier, la taxe sur les véhicules automoteurs ainsi que les impôts liés aux concessions minières.
Enfin, Bombondo Botate Mbula André appelle les opérateurs économiques et l’ensemble de la population de la Tshopo à développer une véritable culture fiscale et à faire confiance aux nouvelles régies financières. Objectif : maximiser les recettes et atteindre les objectifs fixés par le gouvernement provincial.

Gabriel Makabu
Correspondant/ Kisangani

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