À Lubumbashi, la question de l’intégration régionale et du développement économique a été au centre d’une rencontre diplomatique et académique organisée Jeudi 12 Mars dernier à l’Université de Lubumbashi.
Le recteur de l’institution, le professeur Kishiba Fitula Gilbert, a reçu en audience le consul général d’Angola à Lubumbashi, António Miala. Les échanges ont principalement porté sur les perspectives offertes par le Corridor de Lobito, considéré comme l’un des projets logistiques majeurs pour la région.
Ce corridor stratégique vise à relier les zones minières de l’intérieur du continent aux ports atlantiques via l’Angola, en facilitant les flux commerciaux entre la République Démocratique du Congo, l’Angola et la Zambie. Pour le diplomate angolais, l’implication du monde académique dans les réflexions autour de ce projet est essentielle afin d’en maximiser l’impact économique et stratégique.

Dans cette dynamique, l’Université de Lubumbashi envisage l’organisation prochaine d’un symposium international consacré au Corridor de Lobito. La rencontre devrait réunir chercheurs, experts, décideurs politiques et acteurs économiques des trois pays afin d’analyser les opportunités liées à cette infrastructure, notamment dans les secteurs minier, du transport et du commerce.
Au-delà des enjeux économiques, cette audience a également illustré le renforcement de la coopération universitaire entre les institutions de la région. Le consul général angolais a salué l’engagement de l’université dans la promotion du dialogue scientifique et diplomatique.
Il a notamment exprimé sa reconnaissance pour la participation de l’Université de Lubumbashi au colloque scientifique organisé en Novembre 2025 à l’occasion de l’indépendance de l’Angola, un événement qui avait réuni plusieurs universitaires des deux pays autour de réflexions historiques et politiques.

À travers cette initiative autour du Corridor de Lobito, l’université lushoise entend consolider son rôle d’espace de réflexion stratégique sur les grands projets structurants de l’Afrique centrale et australe, en mettant la recherche académique au service du développement régional.
Josué Lwamba, correspondant dans le Haut-Katanga
