Arrivé ce vendredi matin à Goma, dans l’Est de la République Démocratique du Congo, le Représentant spécial du Secrétaire Général de l’ONU, James Swan, a lancé un appel ferme à la consolidation du cessez-le-feu et à l’intensification des efforts en faveur de la protection des civils.

Pour sa toute première mission dans cette région depuis sa prise de fonctions il y a près de trois semaines, le chef de la MONUSCO a souligné le rôle stratégique de Goma dans la dynamique actuelle de désescalade. Il a indiqué que cette visite s’inscrit dans la continuité des initiatives déjà engagées sur le terrain, notamment par son adjointe, en vue de réduire les tensions et soutenir le processus de paix :
« Goma est au cœur des efforts pour faire baisser les violences, protéger les populations et relancer le dialogue », a-t-il déclaré devant la presse.
Au cours de son séjour, James Swan prévoit des échanges avec les équipes de la MONUSCO déployées localement, ainsi qu’avec les autorités de facto, afin d’évaluer les conditions d’application du mandat onusien conformément aux résolutions du Conseil de sécurité.
Il entend également rencontrer les membres du mécanisme conjoint élargi de vérification (EJVM+), soutenu par la MONUSCO pour surveiller le respect du cessez-le-feu, ainsi que ceux du Joint Intelligence Fusion Cell.

Cette visite intervient dans un contexte diplomatique sensible, marqué par les récents pourparlers de Montreux (13-18 Avril 2026) entre le Gouvernement congolais et l’Alliance Fleuve Congo/M23, dans le cadre du processus de Doha. Ces discussions, facilitées par le Qatar, les États-Unis et l’Union africaine, ont permis des avancées notables, notamment sur l’accès humanitaire et la protection judiciaire.
Saluant ces progrès, le chef de la MONUSCO a toutefois insisté sur la nécessité de maintenir la dynamique afin d’aboutir rapidement à un accord final capable d’alléger les souffrances des populations affectées par le conflit.
Il a également rappelé les conditions indispensables à la consolidation de la trêve, notamment l’arrêt de l’usage de drones offensifs, la fin du brouillage et de l’usurpation des signaux GPS, ainsi que la garantie de la liberté de mouvement pour les personnels de la MONUSCO.

L’accès sécurisé aux infrastructures aéroportuaires et à l’espace aérien figure aussi parmi les priorités évoquées :
« La coopération de toutes les parties est essentielle pour progresser rapidement », a-t-il insisté.
À travers ce déplacement, James Swan entend relancer la dynamique de désescalade, renforcer les efforts diplomatiques en cours et redonner espoir aux populations de l’Est de la RDC, toujours confrontées à une insécurité persistante.
Fiston Muhindo
Correspondant/ Nord-Kivu
