La Commission Défense et Sécurité de l’Assemblée Nationale a franchi une étape décisive dans l’examen des enjeux sécuritaires du pays. Le jeudi 23 Avril, son président, l’honorable Mikindo, a officiellement remis un rapport stratégique au président de la chambre basse, l’honorable Aimé Boji Sangara, à l’issue d’une série d’auditions jugées déterminantes.
Document sensible oblige, les conclusions de ces travaux n’ont pas été rendues publiques.
Toutefois, le rapporteur adjoint, Joseph Nkoy Wembo, s’exprimant au nom de la Commission, a présenté les grandes orientations issues des échanges avec plusieurs membres du Gouvernement directement impliqués dans la gestion de la sécurité nationale.
Parmi les personnalités auditionnées figurent les Vice-Premiers ministres, ministres de la Défense et de l’Intérieur, ainsi que le ministre des Finances.

Les discussions ont notamment porté sur le financement des opérations militaires, avec un accent particulier sur la régularité et l’efficacité des dépenses engagées pour la défense du territoire.
La Commission s’est également intéressée aux conditions sociales des forces de sécurité.
À ce sujet, le Vice-Premier ministre, ministre de la Fonction Publique a été entendu sur la question de l’affiliation des militaires des FARDC et des policiers de la PNC à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale des agents publics de l’État, un dossier clé pour l’amélioration de leur bien-être.
Autre point majeur abordé : la sécurisation des sites miniers, dans un contexte marqué par des tensions persistantes autour de l’exploitation des ressources naturelles.

Les ministres des Affaires étrangères et des Mines ont été consultés afin d’évaluer les dispositifs existants et proposer des pistes de renforcement.
Désormais, la balle est dans le camp du bureau de l’Assemblée Nationale, qui devra inscrire l’examen de ce rapport à l’ordre du jour.
Cette étape permettra aux députés de débattre en plénière des constats établis et des recommandations formulées.
Fruit d’un travail approfondi, ce rapport se positionne comme un outil stratégique majeur pour orienter les politiques de défense et de sécurité en République Démocratique du Congo, dans un contexte où ces questions demeurent au cœur des priorités nationales.
Lionel IPAKALA Y.
