Tshopo : des techniciens mobilisés pour réhabiliter le bac coulé sur l’Arwimi à Banalia

Une équipe de techniciens dépêchée depuis Kinshasa est attendue à Banalia, dans la Province de la Tshopo, pour lancer les travaux de réhabilitation du bac de l’Office des Routes (OR), coulé depuis près de six mois sur la rivière Arwimi. La remise en service de cet ouvrage devrait permettre de rétablir la liaison entre les deux rives et de relancer un trafic essentiel pour les populations de la Tshopo et du Bas-Uele.

Le bac, principal moyen de traversée à Banalia, a sombré à la suite d’une brusque montée des eaux de la rivière Arwimi. Depuis cet incident, la circulation des personnes et des véhicules est fortement perturbée :

« Le bac a coulé il y a cinq à six mois à la suite de la montée brusque des eaux de la rivière Arwimi. Depuis lors, le trafic est coupé et il est devenu difficile de traverser pour atteindre les deux rives », a expliqué Benjamin Njima Mbiangandu, Directeur Provincial de l’Office des Routes dans la Tshopo.

Une enveloppe de 50.000 dollars pour la réhabilitation

Face à la persistance de la situation, la Direction Générale de l’Office des Routes a dépêché, cette semaine, une équipe de techniciens à Banalia. Les travaux de remise en état du bac devraient démarrer dès la semaine du 12 Octobre prochain.

Le Gouverneur de la Tshopo a, pour sa part, mis à la disposition de l’Office des Routes une enveloppe de 50.000 dollars américains destinée à financer les travaux de réhabilitation de cet ouvrage considéré comme stratégique pour les échanges entre la Tshopo et le Bas-Uele.
Plusieurs équipements en provenance de Kinshasa ont également été acheminés vers Banalia pour faciliter l’intervention des techniciens.

Un trafic paralysé, des conséquences économiques lourdes

L’interruption de la traversée de l’Arwimi affecte directement les activités économiques locales. Des véhicules restent immobilisés sur les deux rives, tandis que les usagers sont contraints d’emprunter des pirogues, dans des conditions jugées risquées.

La situation a également été marquée par des cas de noyade. Les opérateurs économiques et les populations qui dépendent de cette liaison pour leurs déplacements et l’acheminement de leurs marchandises figurent parmi les principales victimes de cette interruption prolongée. Les agents affectés au fonctionnement du bac se retrouvent, eux aussi, sans activité depuis son naufrage.

Des tentatives de renflouement restées infructueuses

La Direction Provinciale de l’Office des Routes affirme avoir dépêché à plusieurs reprises des techniciens à Banalia pour tenter de renflouer le bac, sans succès.
Certaines sources évoquent par ailleurs l’hypothèse d’un acte de sabotage. Cette information n’a toutefois pas été officiellement confirmée par l’Office des Routes.

En attendant le démarrage effectif des travaux, Benjamin Njima Mbiangandu appelle les usagers de la route Banalia à faire preuve de patience et à continuer à faire confiance à l’Office des Routes.
L’objectif affiché est de rétablir dans les meilleurs délais une traversée sécurisée sur l’Arwimi, aussi bien pour les voyageurs que pour les véhicules et les marchandises.

Gabriel Makabu
Correspondant à Kisangani

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