La finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 entre les Lions d’atlas du Maroc et les Lions de la Terranga du Sénégal continue d’alimenter de vifs débats, notamment autour des décisions arbitrales. Face aux polémiques largement relayées sur les réseaux sociaux, la légende camerounaise Joseph-Antoine Bell a livré une analyse sans détour dans une interview accordée à France 24.
Pour l’ancien gardien emblématique des Lions Indomptables, le véritable homme du match n’est ni un attaquant ni un entraîneur, mais bien l’arbitre de la rencontre :
« Pour moi, l’homme du match a été l’arbitre : le seul à ne pas être venu avec des émotions, des idées préconçues ou des attitudes préétablies », a-t-il déclaré dans son entretien à France 24.
La VAR, un outil et non un juge suprême
Toujours dans cette interview accordée à France 24, Joseph-Antoine Bell rappelle que la VAR ne remplace pas l’arbitre :
« La VAR est un outil d’assistance à l’arbitrage. Ainsi, lorsque l’arbitre n’a pas besoin d’assistance, il ne va pas consulter la VAR », a-t-il précisé.
Une mise au point qui, selon lui, devrait mettre fin à l’idée selon laquelle toute action litigieuse doit automatiquement être soumise à la technologie.
Le “but refusé” du Sénégal : une controverse sans fondement
Interrogé sur le fameux but supposément refusé au Sénégal, l’ex-international gardien de but camerounais est formel :
« Ce que certains ont appelé “le but refusé au Sénégal” n’est en réalité pas un but refusé. Il n’y a tout simplement pas but, puisque l’arbitre avait sifflé avant l’action », a-t-il expliqué à France 24.
Pour Bell, la polémique repose donc sur une mauvaise interprétation des règles, car toute action survenue après un coup de sifflet est automatiquement nulle.
Les réseaux sociaux, un facteur de confusion
Dans son analyse livrée sur France 24, Joseph-Antoine Bell a également dénoncé l’impact négatif des réseaux sociaux sur la perception du match :
« Aujourd’hui, le monde entier fait face à un phénomène qui pollue tout : les réseaux sociaux », a-t-il regretté.
Selon lui, ces plateformes ont contribué à créer un climat émotionnel excessif, conditionnant les supporters et influençant les réactions, même après la victoire.
« Un penalty n’est pas encore un but »
Enfin, la légende camerounaise a tenu à rappeler une vérité fondamentale du football moderne :
« Ce n’est pas de la justice divine : un penalty n’est pas encore un but. Un penalty reste un penalty », a-t-il conclu dans son interview à France 24.
Un message clair qui invite à dépasser les émotions pour revenir à une lecture rationnelle et réglementaire du jeu.
Lionel IPAKALA
