Sécurité à Kinshasa : plus de 800 miliciens Mobondo démobilisés à Maluku, les FARDC intensifient la sensibilisation des civils

Une avancée majeure a été enregistrée dans les efforts de stabilisation sécuritaire à l’est de la ville-province de Kinshasa. À Maluku, plus de 800 éléments du groupe armé Mobondo ont été officiellement démobilisés à la suite d’une opération conduite par les Forces armées de la République Démocratique du Congo FARDC, en coordination avec les autorités administratives et les structures locales.

Cette action s’inscrit dans la politique nationale de restauration de l’autorité de l’État, impulsée par le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, et mise en œuvre par le Gouvernement, visant à éradiquer durablement les violences communautaires et les poches d’insécurité affectant certaines zones périphériques de la capitale ainsi que des provinces voisines.

La reddition volontaire de ces ex-combattants constitue un signe majeur du retour progressif à la stabilité dans la commune de Maluku, qui représente près de 80 % de la superficie de la ville-province de Kinshasa. Cette entité stratégique avait été, ces derniers mois, le théâtre d’affrontements armés, de déplacements massifs de populations et d’une insécurité persistante.

Selon des sources sécuritaires, cette démobilisation est l’aboutissement d’un processus combinant opérations militaires ciblées, actions de dissuasion et initiatives de dialogue communautaire. Les FARDC soulignent que les résultats obtenus traduisent l’efficacité d’une approche intégrée, privilégiant à la fois la fermeté opérationnelle et l’adhésion des communautés locales.

Sensibilisation des populations et prévention des violences

Parallèlement à cette opération de désarmement, l’armée congolaise a engagé une vaste campagne de sensibilisation à l’endroit des populations civiles. L’objectif est de renforcer la conscience collective sur les conséquences humaines, sociales et économiques des conflits armés et de prévenir toute tentative de résurgence de groupes armés.

Au cours de ces séances d’échange, les militaires ont rappelé que les violences armées entraînent la perte de vies humaines, la destruction des infrastructures socioéconomiques, la perturbation des activités économiques et la fragilisation du tissu social. Les communautés locales ont été appelées à rejeter toute forme de manipulation, à signaler les activités suspectes et à coopérer étroitement avec les services de sécurité.

Réinsertion des ex-combattants et consolidation de la paix

Les autorités compétentes ont indiqué que les ex-miliciens démobilisés seront pris en charge dans le cadre des programmes nationaux de désarmement, démobilisation et réintégration (DDR). Ces programmes mettent l’accent sur la réinsertion sociale, la formation professionnelle, la réconciliation communautaire et la reconstruction du vivre-ensemble.

Les responsables militaires ont, à cet effet, insisté sur le caractère collectif de la consolidation de la paix, soulignant que la stabilité durable repose sur l’implication active des communautés locales et le respect de l’autorité de l’État.

Vigilance maintenue et engagement des FARDC

Cette évolution à Maluku renforce les perspectives d’un retour progressif à la normale dans l’est de Kinshasa. Elle illustre la volonté des institutions de l’État de privilégier une réponse globale, associant action sécuritaire, prévention et accompagnement social.

Les FARDC réaffirment toutefois que la vigilance demeure de mise. Elles se disent déterminées à assurer la protection des populations civiles, à neutraliser toute menace résiduelle et à soutenir durablement les initiatives de paix sur l’ensemble du territoire concerné.

La démobilisation de plus de 800 miliciens Mobondo apparaît ainsi comme un tournant stratégique dans le processus de pacification de la périphérie est de Kinshasa.

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