Le Gouvernement de la République Démocratique du Congo s’apprête à franchir une étape décisive dans la modernisation de la Police Nationale Congolaise (PNC), avec l’entrée en vigueur, dès 2026, de la loi de programmation couvrant la période 2026-2030.
Il s’agit d’une première historique destinée à consolider la sécurité intérieure et à renforcer l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire national.
Adoptée par les deux chambres du Parlement puis promulguée en juillet 2025 par le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, cette loi bénéficie d’un financement de plus de 2,5 milliards de dollars américains, désormais inscrit dans la loi de finances 2026, rapporte l’Agence Congolaise de Presse (ACP).
Un programme ambitieux sur cinq ans
Selon le Chef de l’État, cette réforme prévoit, sur une période de cinq ans :
• l’acquisition d’équipements modernes ;
• le recrutement et la formation de 90.000 nouveaux policiers ;
• la mise à la retraite progressive de 10.000 agents ;
• un vaste programme de construction et de réhabilitation d’infrastructures policières à travers le pays.
Une réforme déjà en marche sur le terrain
La mise en œuvre du programme est déjà perceptible.
À Kasangulu, dans la province du Kongo Central, 700 nouvelles recrues suivent actuellement une formation initiale de longue durée.
Par ailleurs, l’École de police de Kapalata, dans la province de la Tshopo, récemment réhabilitée, a vu sa capacité d’accueil portée à 2.000 apprenants et s’apprête à recevoir de nouvelles promotions, selon les informations relayées par l’ACP.

Professionnalisation et modernisation des services
Le ministère de l’Intérieur souligne que cette loi s’inscrit dans une réforme globale du secteur de la sécurité, axée sur :
• la professionnalisation des unités ;
• l’optimisation de la surveillance criminelle ;
• la numérisation progressive des opérations policières.
Recyclage, infrastructures et production locale
Outre les nouveaux recrutements, 21.000 policiers en service bénéficieront d’un programme de recyclage destiné à renforcer leurs compétences et la discipline professionnelle.
Le budget global de la réforme a été réajusté à 2,55 milliards de dollars, soit une hausse de 11,04 % par rapport aux prévisions initiales.
Le texte prévoit également :
• la construction de 1.046 commissariats dans les Entités Territoriales Décentralisées (ETD) ;
• le doublement des effectifs formés au sein des unités spécialisées ;
• la redynamisation des brigades cynophiles ;
• l’opérationnalisation d’une industrie propre à la PNC pour la production locale de certains équipements.
Le nombre d’écoles de police passera de quatre à six, tandis que des garages de maintenance spécifiques à la PNC seront installés dans les 26 provinces, à raison de deux par province.
Un tournant majeur pour la sécurité nationale
Deuxième grande loi de programmation sectorielle après celle dédiée aux Forces armées, lancée en 2022, cette réforme de la Police Nationale Congolaise s’annonce comme un tournant majeur.
À l’orée de 2026, elle ambitionne de restaurer durablement la confiance entre la police et la population, tout en renforçant l’efficacité et la crédibilité de l’appareil sécuritaire de la République Démocratique du Congo.
Le texte prévoit également la construction de 1.046 commissariats dans les Entités territoriales décentralisées (ETD), le doublement des effectifs formés dans les unités spécialisées, ainsi que la redynamisation des brigades cynophiles. Une industrie propre à la PNC sera en outre opérationnalisée afin de produire localement certains équipements.
Le nombre d’écoles de police passera de quatre à six, tandis que des garages de maintenance spécifiques à la PNC seront installés dans les 26 provinces, à raison de deux par province.
Deuxième grande loi de programmation sectorielle après celle dédiée aux Forces armées lancée en 2022, cette réforme policière s’annonce comme un tournant majeur. À l’orée de 2026, elle ambitionne de restaurer durablement la confiance entre la Police nationale congolaise et la population, tout en renforçant l’efficacité de l’appareil sécuritaire du pays.
