À Goma, MSF déplore restrictions et menaces du FRN de « Kabila » pour soigner des femmes violées

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prise en charge d'une survivante d'atroces violence violence sexuelle par msf goma
prise en charge d'une survivante d'atroces violence violence sexuelle par msf goma

Que vise le FRN de Joseph « Kabila » quand il interdit aux femmes victimes de violences sexuelles l’accès aux soins de santé? Une extermination lente, une mort par l’effet de l’aggravation de maladies. Joseph « Kabila » a donc décidé de faire des villes et villages conquis par les troupes rwandaises (RDF) au bénéfice de l’AFC/M23 aujourd’hui FRN en Ravensbrück, ce camp de concentration nazi réservé aux femmes et fillettes durant la deuxième guerre mondiale.

Médecins Sans Frontière (MSF) indique, dans son communiqué daté du 2 Novembre 2026, que
les restrictions imposées par le FRN ont fait chuter de 41 % les consultations des victimes de violences sexuelles
dans les zones du Nord-Kivu contrôlées par entre janvier et août 2026. À Goma, MSF dénonce quatre exigences qui compliquent l’accès aux soins. Ce n’est ni plus ni moins, une avilissante humiliation que l’on puisse infliger à une femme: l’obligation de présenter des blessures visibles pour que les faits soient reconnus comme des violences sexuelles dans un poste de police du mouvement rebelle à la solde de Kigali. L’on s’imagine des femmes en fil indien obligées d’étaler, à la queue leu leu, leur nudité…devant un « OPJ du viol » s’amusant à jouer au gynécologue.

MSF s’offusque  » de la réalisation d’examens physiques jugés intrusifs et médicalement inutiles ». Pis, pour le mouvement de Joseph « Kabila », seules les femmes victimes des violences sexuelles qui se présentent dans les 72 heures suivant l’agression, pourraient être prises en charge.
MSF dénonce également l’utilisation de formulaires exigeant les noms, les adresses des victimes ainsi que des informations sur les auteurs présumés. Elle estime que cette pratique porte atteinte au secret médical et expose les personnes prises en charge à des risques supplémentaires.

Et pourtant, dans l’euphorie du  » coming out » de Joseph « Kabila » quand il s’est affiché, urbi et orbi, chef de la rébellion qu’il prétendait combattre quand il était chef de l’État, le FRN a, en effet, annoncé, courant Octobre 2026, avoir pris des mesures pour lever des restrictions déshumanisantes pour les femmes :

« À ce jour, ces mesures correctives n’ont pas été mises en œuvre et les mesures restrictives restent en vigueur », déplore MSF.

Depuis le début de l’année 2026, fait comprendre l’OMS, les autorités rebelles en charge de la gestion des services de santé au Nord-Kivu ont introduit et imposé des mesures aux professionnels, structures de santé et aux organisations humanitaires prenant en charge les victimes et survivantes de violences sexuelles. En clair, de Goma à Bukavu, en passant par des territoires sous la botte de l’occupant rwandais, le serment d’Hyppocrate n’existe plus.

Selon MSF, des soignants ont rapporté des menaces de suspension et d’emprisonnement en cas de non-respect des nouvelles exigences. Dans certains centres, poursuit MSF, des données relatives aux consultations pour violences sexuelles auraient été effacées, tandis que d’autres structures auraient interrompu leur enregistrement pendant plusieurs mois. Il ne fait l’ombre d’aucun doute que la mortalité féminine va exploser dans l’est congolais. Pas de femmes, pas d’enfants, donc dépopulation.

Pendant que des cas avérés de depeuplement des communautés congolaises sont signalés çà et là. Et parallèlement, des foyers entiers venant du Rwanda viennent s’installer dans des régions du Nord et Sud Kivu.
La Première ministre de la RDC, Judith Suminwa, a fait état, le 23 Septembre 2026, du haut de la tribune des Nations Unies, à New York , des cas des déplacements forcés de populations congolaises dans les zones sous contrôle de la rébellion avec l’appui du Rwanda.
Elle a avancé les chiffres d’au moins 6 millions de déplacés internes.

Pold LEVI

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