Tribune
Réforme constitutionnelle, L’UNE IMPOSE, L’AUTRE COMPOSE(par Professeure Madeleine Mbongo Mpasi)
Réforme constitutionnelle en RDC : entre droit et communication, la Professeure Madeleine Mbongo Mpasi plaide pour une Constitution fondée sur le consensus social.
Dans une tribune riche en références historiques, juridiques et communicationnelles, la Professeure Madeleine Mbongo Mpasi apporte un regard original au débat sur la réforme constitutionnelle en République Démocratique du Congo. Opposant la logique verticale du droit, souvent perçue comme imposée par l’autorité, à l’approche horizontale de la communication fondée sur le dialogue et le partage, l’universitaire défend l’idée d’une Constitution qui ne s’impose pas à la société, mais qui se construit avec elle. De la Rome antique à la Charte de Mandé, en passant par les fondements des sciences de l’information et de la communication, elle invite à repenser la loi fondamentale comme un pacte social capable de fédérer les différentes composantes de la nation autour d’un projet commun. La unefm.cd la publie in extenso.
Banana-Sakania: le plan choc de Badibanga pour faire de la RD-Congo une puissance logistique( Tribune de Samy Badibanga Ntita)
Le débat sur la souveraineté économique prend de l’ampleur. Dans sa nouvelle tribune «Banana, Lobito, Dar es Salam, Mombasa : primauté d’un corridor stratégique», Samy Badibanga met les chiffres sur la table et tranche: la République Démocratique du Congo doit miser sur un seul corridor, celui qui relie Banana à Sakania via Kolwezi et Lubumbashi.
Réserve fédérale américaine : nouveau guide, nouveaux principes idéologiques ? Quelles conséquences pour la RDC ? ( Tribune de Jo M. Sekimonyo)
Le départ de Jerome Powell de la tête de la Réserve fédérale américaine ouvre une nouvelle séquence monétaire aux répercussions potentiellement mondiales. Dans cette tribune dense et analytique, l’économiste politique hétérodoxe Jo M. Sekimonyo décrypte les mutations idéologiques qui pourraient redéfinir la politique monétaire des États-Unis autour de l’inflation modérée, des taux durablement contenus et de la croissance soutenue par l’intelligence artificielle. À travers le cas de la République Démocratique du Congo, l’auteur met en lumière les vulnérabilités des économies périphériques face au nouveau régime financier américain, tout en interrogeant la stratégie de la Banque Centrale du Congo ( BCC) et la nécessité d’une réforme institutionnelle profonde pour renforcer la souveraineté monétaire congolaise.
LES MURS ET LES OREILLES (Tribune de la Professeure Madeleine Mbongo Mpasi)
Dans une tribune dense et engagée, la professeure Madeleine Mbongo Mpasi analyse la manière dont les médias, les réseaux sociaux et l’espace public redéfinissent aujourd’hui les frontières entre parole privée, débat politique et influence intellectuelle en République Démocratique du Congo. En s’appuyant sur l’héritage médiatique de « l’affaire Dreyfus », l’auteure interroge le rôle des intellectuels congolais face aux enjeux des réformes institutionnelles, des intérêts géostratégiques américains et de la souveraineté nationale autour des minerais critiques. Entre communication politique, viralité numérique et responsabilité des élites, cette réflexion met en lumière les nouveaux défis du débat public à l’ère où « les murs ont des oreilles et les briques parlent ». La rédaction de la unefm.cd la publie in extenso
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Un pays avec la plus grande concentration de pauvreté...
Dans l’une de ses interventions en tant que président de l’Union Africaine, Félix-Antoine Tshisekedi exprimait une forme d’étonnement face à une réalité politique qui intrigue souvent les observateurs. Comment expliquer que dans des sociétés où la pauvreté est si visible et si profonde, les citoyens semblent exiger relativement peu de leurs dirigeants ? La RDC offre peut-être l’exemple le plus troublant de ce paradoxe. Dans un pays qui concentre l’une des plus grandes proportions de pauvreté extrême au monde, il n’est pas rare de voir les élites politiques afficher un mode de vie qui évoque davantage la viva loca que la sobriété attendue dans un État confronté à une détresse sociale aussi massive.
Évangile qui Dérange(30) La bible traduite dans les langues...
Pourquoi la Bible a-t-elle été massivement traduite dans les...
RDC : Duel Bahati vs Kabongo – verdict politico-économique(Tribune de...
Le duel Bahati–Kabongo, un symptôme d’un système politique en crise. C'est qu'illustre le bras de fer entre Modeste Bahati Lukwebo et Dany Kabongo Bondanya autour de la question de la révision de la Constitution qui dépasse largement une simple querelle politique. Derrière cette confrontation qui agite le Sénat et l’opinion publique, l’économiste politique Jo M. Sekimonyo voit surtout le révélateur d’un système institutionnel fragilisé, où les règles existent souvent sans mécanismes de sanction et où les partis fonctionnent davantage comme des réseaux de loyauté que comme des structures d’idées. Dans une analyse incisive, sans détour, il invite les Congolais à dépasser le choix simpliste entre deux camps pour interroger la véritable question : celle d’un modèle politique et économique qui peine encore à répondre aux urgences sociales et à la pauvreté persistante en République Démocratique du Congo. Nous publions in extenso cette tribune.
GUERRE D’IRAN : MENTIR PAR OMISSION (Chronique de Professeure...
GUERRE D’IRAN : MENTIR PAR OMISSION
(Chronique de Professeure Madeleine Mbongo Mpasi ) Guerre en Iran : comment les médias manipulent le silence
Dans sa chronique, la professeure Madeleine Mbongo Mpasi dénonce le « mensonge par omission » des grands médias face au conflit en Iran. Entre chiffres abstraits et récits soigneusement filtrés, les victimes disparaissent derrière les images spectaculaires des missiles, tandis que les véritables enjeux géopolitiques et les acteurs en coulisses restent tus. Une réflexion sur le rôle des médias et la perception de la guerre dans nos écrans. Nous publions in extenso la chronique. La guerre d’Iran illustre et confirme une théorie émise il y a près de quarante ans, apprise comme étudiante et prolongée jusqu’ici dans mes enseignements : « le manque à connaître ». Noël Mamère, journaliste à Antenne 2, homme politique écologiste, a publié en 1988 un livre-enquête montrant et démontrant que les médias nourrissent moins les cerveaux du public qu’ils n’en privent et sèvrent. Pour rédiger son ouvrage, La dictature de l’audimat, Mamère a approché le beau monde. Présentateurs vedettes de la télévision : Anne Sinclair et Bruno Masure. Scientifiques : Jean-Louis Missika, Alain Touraine et Roland Cayrol. Directeurs de chaînes : Jacques Antoine et Pierre Desgraupes. Directeurs de programmes : Marie-France Brière et Dominique Cantien. Correspondants anglophones : Pierre Salinger et Edward Behr. Producteurs : Marc Gurnaud et Michel Drucker. Même le célèbre sondeur d’opinion : Michel Souchon. Tous ont présenté la « culture cathodique » avec des synonymes peu élogieux : « télé-mépris », « télé-mensonge » ou « média-mensonge ». Version simplifiée de cette théorie : la télévision est l’instrument par lequel se recyclent ces faiseurs d’opinion qui se sont octroyé l’autorisation de « mentir par omission ». Ainsi, la balistique déployée au Moyen Orient depuis le 28 février est décrite avec grande précision, à l’instar des maquettes des salons marketing : les missiles américain Patriot, iranien Fattah 2, israélien Jéricho 2, etc. Pourtant, les identités des victimes fauchées par ces outils de la mort disparaissent derrière des chiffres abstraits : 9 dans un bunker-synagogue israélien, 7 sur les bases Us dans les pays du Golfe, 532 au sud-Liban, 6 dans le bureau résidentiel d’Ali Khameini. Où ont-ils été pleurés et ensevelis ? Quels sont les cimetières construits ou agrandis pour accueillir leurs dépouilles ? Combien de veufs et orphelins ont-ils laissé comme candidats aux très prochains bombardements ? Récits médiatiques biaisés La rhétorique médiatique se veut apparemment innocente. Mais, avec un froid cynisme elle dissimule une hiérarchie des valeurs qui refuse de se dévoiler. Le débat se prolonge sur les plateaux de télévision sur les jours de guerre à venir, jamais sur les boulangeries à reconstruire, les écoles et hôpitaux à réinventer. Noël Mamère avait déjà révélé son amertume : « telle est la télé ». C’est « la loi du fric et de l’audience ». Les bombes sur l’Iran réveillent les sentiments les plus grégaires de l’être humain : juifs contre arabes, sionistes contre islamistes, carême contre ramadan, et tutti quanti. Les médias s’en alimentent, à cœur joie. Les journalistes agissent ainsi comme des timoniers de conscience, à l’identique des dictateurs politiciens qu’ils pourfendent à longueur de journée. Lorsque ces derniers se donnent à voir sur les écrans, ici coupant les rubans symbolique et là posant les premières pierres, les médiacrates, eux, offrent au public l’illusion de s’effacer, préférant faire voir les exploits des autres, uniquement. Cette générosité est fausse. Exemple : la guerre d’Iran a donné à un youtubeur islamiste, Deen WithDaoud, l’opportunité de ramasser à peu de frais des vidéos éparpillées d’amateurs. Il réussit ainsi à construire un récit filmique sur ce que les diffuseurs classiques peinent à montrer, ceinturés par une censure impitoyable. Il est ainsi arrivé à semer le doute sur les chaines illustres, dites mainstream, telles l’américaine CNN et l’arabe Al Jazeera. La quasi-rébellion des médias n’est donc pas une fiction. La censure s’y frotte et s’y pique. Illustration : même en Israël, pays maître du renseignement, la radio de l’armée « Galei Tsahal Station » a été menacée de fermeture par le gouvernement de Benjamin Netanyahou. Elle a été jugée comme n’étant pas exactement « le porte-parole » ni « l’oreille » des soldats. Il a été reproché à ce média, pourtant ayant vu passer bien de guerres depuis 1950, un grief surprenant : « une sélection préméditée et partiale » des informations. En fait, ce sont les médias qui choisissent les angles de vue. Ils parviennent à créer des stars de savoirs et des guides de lignes de pensée. Echantillon : la guerre d’Iran a remis sous les projecteurs d’actualité un colonel retraité de la Us army, Douglas Macgregor. Il était déjà connu comme consultant privilégié des médias, au sein de la chaine câblée de New York, Fox News. Mais, à regarder de plus près, l’on constate que l’officier a été récemment un conseiller influent de l’armée israélienne. Il est également cet homme que le Président Donald Trump a proposé à nomination, souvent sans succès, à plusieurs postes dans les services de sécurité des Etats-Unis. Et lorsque cet expert affirme qu’Israël a débuté cette guerre, sans prévenir les Etats-Unis, son propos n’est pas pris pour argent comptant. Comme pour toutes les autres guerres qui ont précédé, celle de l’Iran est une pièce de théâtre télévisé écrite d’avance. Les lieux pouvant recevoir les reporters sont négociés auprès des belligérants. Les comptes X à surveiller en tant que sources authentifiées d’information sont répertoriés avec soin. La présélection des invités est censurée avec minutie au regard des lignes éditoriales. Et, somme toute, les silences les plus significatifs sont créés par différents nuages de victoires ressassées, reformulées ou répétées en boucle dans des émissions faussement diversifiées. Ainsi, derrière un fait médiatique réputé être exclusif ou urgent, il se cache maintes autres réalités. La guerre se déroule certes en Iran, mais dans la réalité elle est déjà une guerre mondiale. En fait, ce ne sont que les médias qui s’abstiennent d’évoquer clairement les rôles, bien vrais mais joués en coulisses, par les Russes, les Chinois, les Européens et même les Africains. Les Congolais et les Rwandais ne se rendent plus à Doha. Mais, ils observent tous avec pleine attention les missiles qui s’abattent sur le territoire du Qatar. Que va devenir le médiateur qatari demain et après-demain ? Les médias se taisent, parce qu’ils veulent que le public soit contaminé par leur silence. Omission coupable !
8 mars en RDC : Fête ou moment de...
Dans cette 73ᵉ tribune de la série Révolution de la Conscience Révoltée, le coordonnateur de la Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC), Jonas Tshiombela, s’interroge sur le sens réel de la Journée internationale des droits des femmes en République démocratique du Congo. Entre défilés, pagnes et discours officiels, l’« Avocat du Peuple » estime que la commémoration du 8 mars risque de se vider de sa substance si elle ne débouche pas sur des réformes concrètes. Il appelle à transformer cette date symbolique en un véritable moment de redevabilité, d’évaluation des politiques publiques et d’engagements tangibles en faveur des droits et de l’autonomisation des femmes congolaises. Nous la publions in extenso
16 Février 1992 – 16 Février 2026 : la...
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Dialogue national ou faillite représentative : pourquoi Tshisekedi doit...
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