Tribune
Interdire le dollar en liquide : une décision illégale, une erreur économique (Tribune de Jo. M. Sekimonyo)
Interdiction des paiements en dollars cash dès le 9 avril 2027 : la décision de la Banque centrale du Congo, portée par son gouverneur André Wameso, déclenche une vive controverse. Dans une tribune incisive, l’économiste Jo M. Sekimonyo dénonce une mesure à la fois anticonstitutionnelle et économiquement risquée, qui, sous couvert de souveraineté monétaire, pourrait fragiliser l’économie informelle, accroître la défiance et reconfigurer l’accès aux devises au détriment des acteurs locaux. La rédaction de la Unefm.cd la publie in extenso.
SNEL : Trop, c’est trop, le peuple congolais doit exiger des comptes et le départ des dirigeants défaillants (Jonas Tshiombela, Avocat du peuple)
A la Société Nationale d’Électricité, la crise de l’électricité atteint un seuil critique. Dans une tribune incisive, Jonas Tshiombela dénonce l’incapacité persistante des dirigeants de cette société étatique à assurer un service fiable, malgré les ressources énergétiques exceptionnelles du pays. Entre coupures chroniques, opacité financière et insécurité croissante liée à l’absence d’éclairage public, il appelle à une reddition immédiate des comptes et à un sursaut citoyen face à ce qu’il qualifie de faillite de gouvernance. La rédaction de la unefm.cd la publie in extenso.
Nkamba, foi et République : halte aux discours de division ! (Par Jonas Tshiombela, Serviteur des Pauvres.)
Nkamba, symbole spirituel ou source de tensions ? Dans une réflexion ferme, Jonas Tshiombela appelle à la responsabilité des leaders religieux face aux discours de division, rappelant que la foi ne doit jamais devenir un instrument de rivalité. Entre tolérance, mémoire collective et unité nationale, il met en garde contre les dérives qui menacent l’équilibre fragile de la République. La rédaction de la unefm.cd la publie in extenso.
Néolibéralisme vs MMT : décrypter le duel idéologique mondial pour repenser l’avenir de la RDC ( Tribune de Jo M. Sekimonyo)
Face à une pauvreté massive et une économie sous-exploitée, l’économiste Jo M. Sekimonyo appelle à rompre avec les dogmes néolibéraux pour repenser l’action publique en RDC. Dans une tribune saisissante, il oppose la discipline budgétaire à une approche fondée sur la mobilisation des ressources réelles, plaidant pour un État stratège capable d’activer pleinement le potentiel productif du pays. Au cœur du débat : un choix décisif entre subir les contraintes ou organiser le développement. La rédaction de la unefm.cd la publie in extenso.
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Un pays avec la plus grande concentration de pauvreté...
Dans l’une de ses interventions en tant que président de l’Union Africaine, Félix-Antoine Tshisekedi exprimait une forme d’étonnement face à une réalité politique qui intrigue souvent les observateurs. Comment expliquer que dans des sociétés où la pauvreté est si visible et si profonde, les citoyens semblent exiger relativement peu de leurs dirigeants ? La RDC offre peut-être l’exemple le plus troublant de ce paradoxe. Dans un pays qui concentre l’une des plus grandes proportions de pauvreté extrême au monde, il n’est pas rare de voir les élites politiques afficher un mode de vie qui évoque davantage la viva loca que la sobriété attendue dans un État confronté à une détresse sociale aussi massive.
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RDC : Duel Bahati vs Kabongo – verdict politico-économique(Tribune de...
Le duel Bahati–Kabongo, un symptôme d’un système politique en crise. C'est qu'illustre le bras de fer entre Modeste Bahati Lukwebo et Dany Kabongo Bondanya autour de la question de la révision de la Constitution qui dépasse largement une simple querelle politique. Derrière cette confrontation qui agite le Sénat et l’opinion publique, l’économiste politique Jo M. Sekimonyo voit surtout le révélateur d’un système institutionnel fragilisé, où les règles existent souvent sans mécanismes de sanction et où les partis fonctionnent davantage comme des réseaux de loyauté que comme des structures d’idées. Dans une analyse incisive, sans détour, il invite les Congolais à dépasser le choix simpliste entre deux camps pour interroger la véritable question : celle d’un modèle politique et économique qui peine encore à répondre aux urgences sociales et à la pauvreté persistante en République Démocratique du Congo. Nous publions in extenso cette tribune.
GUERRE D’IRAN : MENTIR PAR OMISSION (Chronique de Professeure...
GUERRE D’IRAN : MENTIR PAR OMISSION
(Chronique de Professeure Madeleine Mbongo Mpasi ) Guerre en Iran : comment les médias manipulent le silence
Dans sa chronique, la professeure Madeleine Mbongo Mpasi dénonce le « mensonge par omission » des grands médias face au conflit en Iran. Entre chiffres abstraits et récits soigneusement filtrés, les victimes disparaissent derrière les images spectaculaires des missiles, tandis que les véritables enjeux géopolitiques et les acteurs en coulisses restent tus. Une réflexion sur le rôle des médias et la perception de la guerre dans nos écrans. Nous publions in extenso la chronique. La guerre d’Iran illustre et confirme une théorie émise il y a près de quarante ans, apprise comme étudiante et prolongée jusqu’ici dans mes enseignements : « le manque à connaître ». Noël Mamère, journaliste à Antenne 2, homme politique écologiste, a publié en 1988 un livre-enquête montrant et démontrant que les médias nourrissent moins les cerveaux du public qu’ils n’en privent et sèvrent. Pour rédiger son ouvrage, La dictature de l’audimat, Mamère a approché le beau monde. Présentateurs vedettes de la télévision : Anne Sinclair et Bruno Masure. Scientifiques : Jean-Louis Missika, Alain Touraine et Roland Cayrol. Directeurs de chaînes : Jacques Antoine et Pierre Desgraupes. Directeurs de programmes : Marie-France Brière et Dominique Cantien. Correspondants anglophones : Pierre Salinger et Edward Behr. Producteurs : Marc Gurnaud et Michel Drucker. Même le célèbre sondeur d’opinion : Michel Souchon. Tous ont présenté la « culture cathodique » avec des synonymes peu élogieux : « télé-mépris », « télé-mensonge » ou « média-mensonge ». Version simplifiée de cette théorie : la télévision est l’instrument par lequel se recyclent ces faiseurs d’opinion qui se sont octroyé l’autorisation de « mentir par omission ». Ainsi, la balistique déployée au Moyen Orient depuis le 28 février est décrite avec grande précision, à l’instar des maquettes des salons marketing : les missiles américain Patriot, iranien Fattah 2, israélien Jéricho 2, etc. Pourtant, les identités des victimes fauchées par ces outils de la mort disparaissent derrière des chiffres abstraits : 9 dans un bunker-synagogue israélien, 7 sur les bases Us dans les pays du Golfe, 532 au sud-Liban, 6 dans le bureau résidentiel d’Ali Khameini. Où ont-ils été pleurés et ensevelis ? Quels sont les cimetières construits ou agrandis pour accueillir leurs dépouilles ? Combien de veufs et orphelins ont-ils laissé comme candidats aux très prochains bombardements ? Récits médiatiques biaisés La rhétorique médiatique se veut apparemment innocente. Mais, avec un froid cynisme elle dissimule une hiérarchie des valeurs qui refuse de se dévoiler. Le débat se prolonge sur les plateaux de télévision sur les jours de guerre à venir, jamais sur les boulangeries à reconstruire, les écoles et hôpitaux à réinventer. Noël Mamère avait déjà révélé son amertume : « telle est la télé ». C’est « la loi du fric et de l’audience ». Les bombes sur l’Iran réveillent les sentiments les plus grégaires de l’être humain : juifs contre arabes, sionistes contre islamistes, carême contre ramadan, et tutti quanti. Les médias s’en alimentent, à cœur joie. Les journalistes agissent ainsi comme des timoniers de conscience, à l’identique des dictateurs politiciens qu’ils pourfendent à longueur de journée. Lorsque ces derniers se donnent à voir sur les écrans, ici coupant les rubans symbolique et là posant les premières pierres, les médiacrates, eux, offrent au public l’illusion de s’effacer, préférant faire voir les exploits des autres, uniquement. Cette générosité est fausse. Exemple : la guerre d’Iran a donné à un youtubeur islamiste, Deen WithDaoud, l’opportunité de ramasser à peu de frais des vidéos éparpillées d’amateurs. Il réussit ainsi à construire un récit filmique sur ce que les diffuseurs classiques peinent à montrer, ceinturés par une censure impitoyable. Il est ainsi arrivé à semer le doute sur les chaines illustres, dites mainstream, telles l’américaine CNN et l’arabe Al Jazeera. La quasi-rébellion des médias n’est donc pas une fiction. La censure s’y frotte et s’y pique. Illustration : même en Israël, pays maître du renseignement, la radio de l’armée « Galei Tsahal Station » a été menacée de fermeture par le gouvernement de Benjamin Netanyahou. Elle a été jugée comme n’étant pas exactement « le porte-parole » ni « l’oreille » des soldats. Il a été reproché à ce média, pourtant ayant vu passer bien de guerres depuis 1950, un grief surprenant : « une sélection préméditée et partiale » des informations. En fait, ce sont les médias qui choisissent les angles de vue. Ils parviennent à créer des stars de savoirs et des guides de lignes de pensée. Echantillon : la guerre d’Iran a remis sous les projecteurs d’actualité un colonel retraité de la Us army, Douglas Macgregor. Il était déjà connu comme consultant privilégié des médias, au sein de la chaine câblée de New York, Fox News. Mais, à regarder de plus près, l’on constate que l’officier a été récemment un conseiller influent de l’armée israélienne. Il est également cet homme que le Président Donald Trump a proposé à nomination, souvent sans succès, à plusieurs postes dans les services de sécurité des Etats-Unis. Et lorsque cet expert affirme qu’Israël a débuté cette guerre, sans prévenir les Etats-Unis, son propos n’est pas pris pour argent comptant. Comme pour toutes les autres guerres qui ont précédé, celle de l’Iran est une pièce de théâtre télévisé écrite d’avance. Les lieux pouvant recevoir les reporters sont négociés auprès des belligérants. Les comptes X à surveiller en tant que sources authentifiées d’information sont répertoriés avec soin. La présélection des invités est censurée avec minutie au regard des lignes éditoriales. Et, somme toute, les silences les plus significatifs sont créés par différents nuages de victoires ressassées, reformulées ou répétées en boucle dans des émissions faussement diversifiées. Ainsi, derrière un fait médiatique réputé être exclusif ou urgent, il se cache maintes autres réalités. La guerre se déroule certes en Iran, mais dans la réalité elle est déjà une guerre mondiale. En fait, ce ne sont que les médias qui s’abstiennent d’évoquer clairement les rôles, bien vrais mais joués en coulisses, par les Russes, les Chinois, les Européens et même les Africains. Les Congolais et les Rwandais ne se rendent plus à Doha. Mais, ils observent tous avec pleine attention les missiles qui s’abattent sur le territoire du Qatar. Que va devenir le médiateur qatari demain et après-demain ? Les médias se taisent, parce qu’ils veulent que le public soit contaminé par leur silence. Omission coupable !
8 mars en RDC : Fête ou moment de...
Dans cette 73ᵉ tribune de la série Révolution de la Conscience Révoltée, le coordonnateur de la Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC), Jonas Tshiombela, s’interroge sur le sens réel de la Journée internationale des droits des femmes en République démocratique du Congo. Entre défilés, pagnes et discours officiels, l’« Avocat du Peuple » estime que la commémoration du 8 mars risque de se vider de sa substance si elle ne débouche pas sur des réformes concrètes. Il appelle à transformer cette date symbolique en un véritable moment de redevabilité, d’évaluation des politiques publiques et d’engagements tangibles en faveur des droits et de l’autonomisation des femmes congolaises. Nous la publions in extenso
16 Février 1992 – 16 Février 2026 : la...
Trente-quatre ans après la Marche des chrétiens du 16 février 1992, la République Démocratique du Congo reste confrontée aux mêmes failles démocratiques, à la même méfiance institutionnelle et à la même fatigue citoyenne. Dans cette tribune forte, Jonas Tshiombela, coordonnateur de la Nouvelle société civile congolaise, interroge la trahison de la mémoire civique, dénonce l’oubli des mobilisations non violentes de 2017–2018 et appelle à un nouveau sursaut national pour sauver la démocratie congolaise de l’usure morale et de la résignation. Cette Tribune, du 72e numéro de la révolution de la conscience révoltée que nous publions in extenso
Dialogue national ou faillite représentative : pourquoi Tshisekedi doit...
Dans cette tribune, l’économiste politique Jo M. Sekimonyo estime que l’appel au dialogue national révèle une faillite du système représentatif congolais. Selon lui, le Parlement a perdu sa capacité à arbitrer les conflits majeurs de l’État et seule sa dissolution, suivie d’une refondation électorale, peut restaurer une démocratie réellement opérante en République démocratique du Congo.
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