Sénat : Danny Kabongo plaide pour une révision de la Constitution face aux blocages financiers des provinces

La séance plénière du Sénat tenue le Jeudi 14 Mai 2026, initialement consacrée à la poursuite du contrôle parlementaire, a pris une tournure politique majeure autour de la question de la révision de la Constitution. Au cœur des échanges : les difficultés liées à l’opérationnalisation de la Caisse nationale de péréquation et à la rétrocession des recettes dues aux provinces.

Interpellé à travers deux questions orales avec débat initiées par le sénateur Célestin Vunabandi, le ministre des Finances Doudou-Russel Fwamba a été amené à s’expliquer sur les engagements financiers du Gouvernement envers les provinces ainsi que sur la gestion des biens zaïrianisés.
Dans ses réponses, l’argentier national a estimé que plusieurs difficultés découlent de l’inadéquation entre certaines dispositions constitutionnelles et les réalités actuelles de gestion publique.

Selon lui, les articles relatifs aux finances publiques doivent être interprétés en complémentarité avec d’autres textes légaux afin de permettre une meilleure application.
Une position qui a suscité de vives réactions dans l’hémicycle.

Prenant la parole, le sénateur Danny Kabongo, élu du Haut-Katanga, a proposé ouvertement une révision de la Constitution, qu’il considère désormais comme un obstacle au développement des provinces :

« Pourquoi retenir le ministre alors que le problème se trouve ailleurs ? », s’est-il interrogé devant ses collègues, avant d’ajouter que : « le plus grand problème que nous avons, ce sont les textes ».

Pour l’élu du Haut-Katanga, les sénateurs doivent « prendre leur destin en main » en privilégiant les intérêts des populations provinciales à travers une réforme constitutionnelle adaptée aux réalités du pays.
Au-delà de cette proposition, plusieurs préoccupations ont été soulevées au cours du débat général, notamment le paiement irrégulier des députés provinciaux, les difficultés d’opérationnalisation de la Caisse nationale de péréquation ainsi que la question sensible de la retenue des 40 % des recettes à la source destinées aux provinces.

Cadhy Mboma

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