Après l’annonce, samedi 31 janvier, par le Président Félix-Antoine Tshisekedi de la tenue d’un dialogue national, la coalition de l’opposition Lamuka et ADD Congo y voient une opportunité historique pour sauver la République Démocratique du Congo. Dans une réaction lue par leur porte-parole Prince Epenge, elles appellent à un dialogue rapide, inclusif et orienté vers des résultats concrets, notamment la récupération des territoires occupés et les réformes électorales en vue de 2028.
La coalition Lamuka et ADD Congo a pris acte des déclarations du chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo sur la nécessité d’un Dialogue National et inclusif pour faire face à la guerre d’agression que subit la République Démocratique du Congo.
Pour ces forces de l’opposition, l’heure n’est plus aux querelles de procédure, mais à la mobilisation nationale pour sauver le pays :
« Le plus important n’est ni qui convoque le Dialogue ni l’endroit où il se tient. Ce qui compte, ce sont les objectifs qu’il doit poursuivre, tels que le peuple les réclame », a déclaré Prince Epenge, leur porte-parole.
Des priorités claires
Lamuka et ADD Congo fixent quatre priorités majeures à ce dialogue :
. la récupération des territoires congolais occupés,
. la pacification des provinces en proie à l’insécurité, notamment le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, l’Ituri et le Bandundu,
. la restauration de l’unité et de la cohésion nationales, considérées comme « l’assurance-vie » du pays,
. et l’engagement de réformes électorales crédibles pour garantir de bonnes élections générales en 2028.

Pour la coalition, la reconnaissance par le Président Tshisekedi de la nécessité d’un Dialogue entre Congolais marque « un pas dans la bonne direction ». Mais elle prévient : « Il faut aller vite, car sur le terrain, nos compatriotes continuent de perdre la vie chaque jour. »
Soutien à la médiation africaine
Lamuka et ADD Congo disent également faire confiance à la sagesse du Président angolais João Lourenço et à l’Union africaine, qui se sont proposés pour accompagner ce processus de dialogue intercongolais.
À ce stade, insistent-elles, ni le lieu ni l’identité du convocation ne doivent bloquer la dynamique :
« Peu importe que le chat soit noir ou blanc pourvu qu’il attrape la souris », rappelle Prince Epenge, citant un adage populaire du Célèbre philosophe Chinois Deng Xiaoping.
Un appel à l’unité nationale
Que le Dialogue se tienne à Kinshasa ou ailleurs, qu’il soit convoqué par le président de la République ou par les institutions de la République, l’essentiel demeure, selon Lamuka et ADD Congo, la libération des territoires occupés, le départ des Forces étrangères, la pacification des Provinces en crise dont le Nord et Sud-Kivu, l’Ituri ainsi que la Province du Bandundu et la relance d’un véritable vivre-ensemble entre Congolais:
« Le Congo ne peut se reconstruire que si ses enfants se parlent à nouveau pour faire avancer la patrie », conclut la coalition, convaincue que le dialogue est aujourd’hui le seul cadre crédible pour sortir le pays de l’impasse sécuritaire et politique.
Lionel IPAKALA et Cadhy MBOMA
