Félix Tshisekedi aux corps Diplomatiques en RDC , Dialogue National oui, mais sans compromis avec les bourreaux

Face aux Corps Diplomatique accrédités en République Démocratique du Congo, le Président Félix-Antoine Tshisekedi a tracé, samedi 31 janvier à Kinshasa, une ligne rouge claire : oui à un Dialogue Politique entre Congolais, mais non à toute négociation avec les auteurs des crimes commis contre les populations. Un message ferme, prononcé lors de la traditionnelle cérémonie d’échange de vœux avec le corps diplomatique accrédité en République Démocratique du Congo.

Le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a livré un discours de haute portée politique et diplomatique, samedi 31 janvier 2026, à l’occasion de l’échange de vœux avec le corps diplomatique accrédité en République Démocratique du Congo. Dans un contexte marqué par la persistance de l’insécurité dans l’Est du pays et par les tensions régionales, le Chef de l’État a réaffirmé son attachement à la paix, au Dialogue et au respect de la souveraineté nationale.

Tout en se montrant ouvert à une dynamique de réconciliation nationale, Félix-Antoine Tshisekedi a insisté sur la nécessité d’un Dialogue strictement congolais, encadré par les institutions de la République et respectueux de la Constitution :

« C’est pourquoi, nous réaffirmons notre ouverture à un Dialogue entre Congolais, un Dialogue apaisé, inclusif, résolument destiné à consolider la Cohésion Nationale sans jamais remettre en cause les institutions issues des suffrages universels », a-t-il déclaré devant les diplomates.

Dans la même veine, le Chef de l’État a salué le rôle joué par le Président angolais João Lourenço dans les efforts de médiation régionale :

« Je tiens à exprimer notre gratitude à Son Excellence le Président Manuel Gonçalves João Lourenço, de la République d’Angola, pour ses bons offices, son sens de l’équilibre et son engagement constant en faveur de la paix dans notre région », a souligné Félix Tshisekedi.

Le Président congolais a toutefois précisé que ce dialogue, s’il devait se tenir, ne saurait se faire en dehors du cadre républicain :

« Il se déroulerait sur le sol national et serait conduit et organisé par les institutions de la République dans le respect de la Constitution, des lois de la République et des règles démocratiques qui fondent notre pacte national », a-t-il martelé.

Mais au-delà de l’appel au dialogue, le Chef de l’État a tenu à lever toute ambiguïté : la recherche de la paix ne peut servir de prétexte à l’impunité ni à l’oubli des crimes commis contre les civils :

« Ce dialogue intérieur, aussi nécessaire soit-il, ne saurait tenir lieu de substitut aux obligations internationales. Il ne peut être invoqué pour relativiser une agression ni pour diluer les responsabilités établies », a-t-il averti.

Rappelant son dernier discours sur l’état de la Nation, Félix Tshisekedi a réaffirmé la détermination de la justice congolaise à aller jusqu’au bout :

« La justice suivra son cours normal avec rigueur, sans complaisance, afin d’honorer la mémoire de celles et ceux injustement tombés du fait de cette agression », a-t-il ajouté.

Dans une conclusion sans équivoque, le Président de la République a posé une ligne rouge claire :

« Dialogue oui, mais pas avec les auteurs des crimes contre nos populations. »

Un message fort adressé aussi bien aux acteurs politiques nationaux qu’aux partenaires internationaux : la RDC reste ouverte à la paix et au dialogue, mais refuse toute compromission avec l’injustice et la violence.

Laurette Mandala Kisolokele.

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