Exclusif, SNÉL SA, des coups de poing épistolaires, d’une rare violence, entre le PCA et le DG pour un deal de 662 millions $US

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Phase-phase ! Court-circuit avec risque d’incendie au Conseil d’Administration de la SNEL SA ! Que reste-t-il encore quand l’élégance et le respect réciproque sont balayés de revers de la main et que des échanges épistolaires frisent le langage ordurier des tik-tokeuses ? Le PCA Luc Badibanga Mwanza et le DG Teddy Lwamba Muba se poussent à l’électrocution !

Dans une correspondance référencée n° SNEL/PCA/LMB/133/2026 et datée du 9 Octobre 2026, le PCA Luc Badibanga accuse le DG Teddy Lwamba Muba de raccordements frauduleux dans un deal de 662 millions $US lié à un partenariat public-privé sur l’érection d’une nouvelle centrale hydroélectrique au Kongo Central entre la SNEL SA (30%) et Twiga power (70%) que Badibanga juge non seulement déséquilibré au détriment de l’entreprise publique, mais également constitutif d’un conflit d’intérêts au sein du bureau du DG Lwamba. Pis, le PCA accuse également le DG d’anticipation frauduleuse sur la construction du barrage de Kibombo, sur la rivière Inkisi, à 215 km de Kinshasa.

Réponse du berger à la bergère, le DG Lwamba, dans sa réplique à travers sa lettre portant les références n°DG//9797/2026 du 12 Octobre 2026, dit  » regretter la légèreté de l’organe que vous dirigez » et déplore  » le manque de fiabilité des informations que vous relayez avec crédulité », ou encore, « une Sarl ne peut pas être dotée d’un Conseil d’Administration, organe propre aux sociétés anonymes », fonce le DG comme pour tourner en bourrique le PCA. Et au bas de sa lettre adressée à Luc Badibanga, Teddy Lwamba fait précéder son nom et sa signature par ses titres académiques : professeur, docteur, ingénieur. Badibanga a passé l’essentiel de sa carrière dans des fabriques des cigarettes.

Selon des témoignages, une ambiance d’animosité règne dans le bâtiment administratif de la Snél SA. Comme pour faire étaler sur la place publique les compétences de Lwamba, partisans et courtisans du DG se salueraient, en lâchant, « Bokeseni ezali eee ! Ezali eee ! » ou encore  » Bana fania erreur moya ya grave! » (Ndlr, Il y a une grande différence entre vous et nous. Vous avez commis une gravissime erreur!). Il y a quelques jours, en plein jour, un hibou au regard perçant a traversé et survolé certains locaux, plongeant toute la tour dans la stupeur. Pour des spiritualistes, hibou= esprit de mort.

Le PCA tient pourtant à obtenir de son DG.  » des éclaircissements sur l’actionnariat de l’entreprise Twiga power » que Teddy Lwamba « présente comme partenaire à 70% de la SNEL SA dans le projet de construction d’une centrale hydro-électrique dans le Kongo Central pour 662 millions $US. ». Pis, Luc Badibanga redoute un conflit d’intérêts éventuels entre la Snél et Twiga power car une dame, membre du bureau du DG, aurait été PCA de Twiga au moment où Teddy Lwamba s’employait à faire passer le PPP au Conseil d’Administration. Par ailleurs, le PCA Badibanga rappelle au DG que le Conseil d’Administration avait subordonné la mise en œuvre du projet par la réalisation d’études techniques et financières approfondies, la consolidation du modèle économique et la clarification des engagements contractuels, la sécurisation du financement et la répartition des risques.

Et l’Assemblée Générale de la SNEL SA, en date du 24 Avril 2026, avait ajouté des diligences supplémentaires.
Et pourtant, soutient le PCA Badibanga, ce dossier a été traité en dernier ressort par l’Assemblée Générale de la SNEL qui y a rédigé un rapport circonstancié adressé à l’État-propriétaire pour des suites qu’il jugera appropriées.

Faux et archifaux, selon le DG Teddy Lwamba. »(…) Concernant la nature des relations entre Twiga power et la Snél…je vous ai apporté des clarifications nécessaires, sur base des éléments dont je disposais ». Et Lwamba de foncer,  » pour votre gouverne, Twiga power [est] constituée sous forme Sarl et non de SA…. ». Puis en gras, comme dire retiens-le pour toujours, Teddy Lwamba renchérit,  » une Sarl telle que Twiga power ne peut pas être dotée d’un Conseil d’Administration ». En clair, pour Lwamba, la dame dont fait allusion Luc Badibanga, n’a jamais été PCA à Twiga power car ce poste n’existe pas. « En tout état de cause, fulmine Teddy Lwamba dans sa lettre, il serait juridiquement infondé de conclure à l’existence d’un conflit d’intérêts dans le chef du DG au seul motif que l’un de ses collaborateurs détiendrait des intérêts ou exerceraient des fonctions au sein d’une entreprise entretenant des relations d’affaires avec la Snél SA ». Pour le DG Lwamba, le PCA Badibanga n’a pas des éléments objectifs pour fonder ses accusations.

D’après Teddy Lwamba, un DG n’a pas obligation de s’expliquer au Conseil d’Administration sur une situation de conflit d’intérêts qui concernerait l’un de ses collaborateurs. Il a invité le PCA à apprécier dorénavant  » les situations au regard du statut des personnes concernées, de leurs responsabilités, les dispositions légales, statutaires et internes applicables ». En clair: attention! Un DG n’est pas n’importe qui pour l’interroger n’importe comment sur n’importe quoi! Et s’agissant de la mise en œuvre du projet relatif à la centrale de Kibombo, le DG estime que le Conseil d’Administration s’emmêle les pinceaux. Et que le PCA gère « un organe qui fait preuve de légèreté » Et de renchérir,  » je m’étonne que cet organe revienne une année plus tard sur ce dossier – qu’il a examiné plusieurs mois, avant de l’ adopter et de le transmettre à l’Assemblée Générale-, alors que, par sa lettre (…) du 29 Avril 2026 (…), la ministre du Portefeuille, [Julie Mbuyi Shiku], avait déjà conclu le processus d’examen en donnant des instructions sans équivoques ».

Or pour Luc Badibanga, le dossier Kibombo était encore en examen, le 13 Mai et le 6 Juillet 2026, auprès des organes de contrôle de la compagnie publique. Impasse totale! Le PCA et le DG ont chacun mis en copie dans leur lettre, le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, et la première ministre, Judith Suminwa…qui, nul doute, ne devraient guère apprécier le style de rédaction.

Pold LEVI

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