Crise de l’électricité en RDC : l’Assemblée Nationale somme le Gouvernement d’apporter des réponses concrètes

La question de la crise énergétique en République Démocratique du Congo s’est invitée au cœur des débats parlementaires le Mercredi 13 Mai à l’Assemblée Nationale, à travers une question orale avec débat adressée au ministre des Ressources Hydrauliques et Molendo Sakombi.
Initiée par la députée nationale Adèle Bazizane Maheshe, cette démarche parlementaire visait à obtenir des éclaircissements sur les causes de la faible desserte en électricité dans plusieurs provinces du pays, mais aussi sur les perspectives d’amélioration du secteur énergétique.

Sous la conduite du Président de l’Assemblée Nationale, Aimé Boji Sangara, les élus ont longuement débattu des difficultés liées à l’accès au courant électrique, à la modernisation des infrastructures ainsi qu’au financement des projets énergétiques.
Face aux préoccupations exprimées par les députés, le ministre a reconnu l’existence de nombreuses contraintes techniques, économiques et structurelles qui freinent le développement du secteur de l’électricité en RDC.

Accompagné de plusieurs collaborateurs, il a assuré que le Gouvernement travaille sur différentes pistes pour améliorer durablement la desserte énergétique à travers le pays.
Au cours des échanges, plusieurs députés nationaux ont relayé les préoccupations de leurs circonscriptions respectives, plaidant notamment pour une accélération des projets énergétiques en provinces et une répartition plus équilibrée des investissements publics.

Intervenant également dans les débats, le rapporteur de l’Assemblée Nationale, Jacques Djoli, a dénoncé l’absence d’infrastructures énergétiques structurantes dans plusieurs provinces du centre et du Grand Équateur. Il a notamment cité l’Équateur, la Mongala, le Sankuru, le Bas-Uele ainsi que les villes de Mbandaka, Boende et Gemena parmi les zones les plus touchées par ce déficit énergétique.

À l’issue de la séance plénière, le ministre des Ressources Hydrauliques et Électricité a sollicité un délai supplémentaire de 48 heures afin d’apporter des réponses détaillées aux différentes préoccupations soulevées par les élus nationaux.

Cadhy Mboma

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