Commerçants expatriés dont des grossistes demeurent refractaires à la loi sur le petit commerce en RDC. Et ce, depuis la promulgation de la première reglementation qui date de 47 ans.
Le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Économie Nationale, Daniel Mukoko Samba, poursuit-il ainsi les concertations autour du Décret N° 26/011 du 30 Mars 2026 portant mesures d’exercice du petit commerce et du commerce de détail.
Dans ce cadre, il a échangé successivement avec les grands importateurs, le Lundi 5 Octobre, puis avec les représentants des missions diplomatiques, le Lundi 12 Octobre, à Kinshasa.
Ces rencontres s’inscrivent dans la dynamique de sensibilisation engagée par le Gouvernement afin de favoriser une meilleure compréhension de cette réforme, de ses objectifs et de ses modalités d’application auprès des différentes parties prenantes.
Au cours des échanges, Daniel Mukoko Samba a rappelé que cette réglementation vise à mieux organiser le marché intérieur, dans le respect des deux ambitions portées par le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo : promouvoir
l’entrepreneuriat congolais et encourager l’investissement étranger. Pour le Vice-Premier Ministre, l’enjeu est de construire un modèle économique fondé sur la prospérité partagée, dans lequel les opérateurs économiques évoluent dans un environnement organisé, équitable et propice à la création de valeur.
Il a notamment insisté sur la nécessité de distinguer les activités de gros de celles du commerce de détail, afin de garantir une concurrence loyale entre les acteurs du marché :
« L’organisation que nous recherchons repose sur une logique simple : la prospérité partagée. Il n’est pas normal qu’un grossiste importateur se retrouve aussi lui-même à vendre au détail dans le même quartier qu’un détaillant qui s’approvisionne auprès de lui. C’est de la concurrence déloyale », a déclaré Daniel Mukoko Samba.
Le Vice-Premier Ministre a également souligné que la réforme entre progressivement dans
une nouvelle phase, marquée par le contrôle du respect des dispositions réglementaires et
l’application des sanctions prévues à l’encontre des opérateurs en infraction :
« Nous sommes arrivés à l’étape où nous allons contrôler et commencer à sanctionner, parce que notre objectif est de mieux organiser la création de la valeur économique », a-t-il fait savoir, réaffirmant que l’ouverture de l’économie congolaise à l’investissement et aux échanges n’est nullement
remise en cause.
Elle doit, en revanche, s’exercer dans un cadre réglementaire clair, définissant les droits et les obligations de chaque catégorie d’opérateurs.
Dans cette perspective, les opérateurs concernés sont appelés à faire les choix qui s’imposent : se mettre en conformité lorsque cela est possible, se réorganiser lorsque cela est nécessaire ou se réinventer lorsque leurs activités actuelles ne peuvent plus être poursuivies.
Pour sa part, la République Démocratique du Congo continuera de rester une économie ouverte à l’investissement et aux échanges, a indiqué Daniel Mukoko Samba.
Le Gouvernement entend, par ailleurs, poursuivre le dialogue avec les acteurs économiques
et les partenaires internationaux, dans le respect des lois de la République démocratique du
Congo.
L’objectif est de concilier la protection et la promotion de l’entrepreneuriat national avec l’attractivité du pays pour les investissements étrangers, au bénéfice d’un marché
intérieur mieux structuré et d’une prospérité partagée.
La rencontre avec les grands importateurs a notamment réuni des opérateurs économiques
tels que Premium Food, GFCO Sarlu, Hyper Psaro et SOCIMEX. Celle du 12 Octobre a rassemblé des représentants de plusieurs missions diplomatiques, notamment celles de la Chine, du Bénin, de la Guinée, du Mali, du Nigeria et du Sénégal.
Pold Levi/ Cellcom VPM/Économie
