Le panier de la ménagère connaît une évolution contrastée sur les marchés de Kinshasa. Si plusieurs produits de première nécessité, notamment le riz, les haricots et le lait en poudre, enregistrent une baisse de prix, l’huile végétale affiche, en revanche, une légère hausse.
Les prix de plusieurs denrées de première nécessité ont connu une baisse sur les principaux marchés de Kinshasa, selon un constat réalisé par l’Agence Congolaise de Presse (ACP) dans le cadre d’une enquête menée entre le 15 juin et le 27 juillet 2026.
Le riz figure parmi les produits concernés par cette tendance baissière. Le sac de 25 kilogrammes de la marque Lion se vend désormais à 46.400 FC, contre 48.000 FC auparavant.
Le riz Riano est passé de 42.000 FC à 41.000 FC, tandis que le sac de riz Tigre est proposé à 48.750 FC, contre 50.000 FC précédemment.
Interrogé par l’ACP, Samy Lukombo, vendeur au marché de Matete, attribue cette évolution à l’abondance de l’offre et à la concurrence entre les importateurs. La diversité des produits importés d’Inde, du Pakistan, du Vietnam et de Thaïlande aurait contribué à intensifier la concurrence et à favoriser une baisse des prix.

L’huile végétale échappe à la tendance baissière
Contrairement au riz, certains formats d’huile végétale ont enregistré une légère hausse. Le bidon de 25 litres de la marque Regina se négocie actuellement à 111.400 FC, contre 110.000 FC auparavant.
Le bidon de 15 litres est passé de 67.000 FC à 67.900 FC, tandis que celui de 10 litres coûte désormais 45.500 FC, contre 45.000 FC précédemment. Le format de 5 litres s’affiche, quant à lui, à 25.500 FC, contre 25.100 FC auparavant.
La marque Palmani connaît également une légère progression : le bidon de 25 litres est vendu à 107.900 FC, contre 106.500 FC précédemment.
Les haricots et le niébé également en baisse
Sur les marchés de la capitale, les prix de plusieurs variétés de haricots sont également orientés à la baisse. Une mesurette, communément appelée « kopo », de haricots en provenance de Goma est passée de 4.500 FC à 3.800 FC.
Le « sakombi », qui se vendait auparavant à 3.500 FC, est désormais proposé à 1.800 FC. Le niébé, connu localement sous le nom de « mbuengi », est, pour sa part, passé de 3.000 FC à 2.500 FC.
Les haricots communément appelés « madesu ya Lufu » ont également enregistré une baisse, leur prix passant de 3.000 FC à 2.500 FC.
Selon Kessia Muana, vendeuse au marché de la Cité Verte, citée par l’ACP, cette évolution serait notamment liée à l’abondance des produits disponibles sur les marchés ainsi qu’à la baisse du trafic fluvial.

Le lait en poudre affiche aussi des baisses
Le marché du lait en poudre connaît lui aussi une détente des prix. La boîte de 2.500 grammes de la marque Belle Hollandaise est passée de 71.000 FC à 66.800 FC. Le format de 1.800 grammes se vend désormais à 48.000 FC, contre 52.000 FC, tandis que celui de 900 grammes est passé de 27.500 FC à 26.000 FC.
Pour la marque Cowbel, le format de 2,5 kilogrammes est proposé à 56.100 FC, contre 57.600 FC auparavant. Le format de 1.800 grammes est, lui, passé de 43.000 FC à 42.000 FC.
La tendance est similaire pour la marque Nido. Le paquet de 2,5 kilogrammes coûte désormais 66.000 FC, contre 67.500 FC précédemment. Celui de 1,8 kilogramme est vendu à 51.900 FC, contre 52.750 FC, tandis que le format de 400 grammes est passé de 13.250 FC à 13.000 FC.
Le lait Bomdia suit également cette tendance. Le format de 900 grammes se négocie à 21.000 FC, contre 21.850 FC auparavant, alors que celui de 1,8 kilogramme est passé de 43.250 FC à 42.550 FC. Pour Alain Makiadi, vendeur au marché de Matete cité par l’ACP, cette baisse s’explique notamment par l’abondance de certains produits provenant du marché de Lufu et destinés à approvisionner les marchés de Kinshasa.
Le prix de la farine de maïs reste stable
Du côté de la farine de maïs, les prix demeurent relativement stables. Une mesurette de semoule, communément appelée « ekolo », se vend entre 2.000 FC et 2.500 FC.
La farine de marque Master Plus reste proposée à 3.000 FC, tandis qu’une mesurette de riz Lion coûte 1.500 FC.
Cette stabilité est attribuée à l’abondance de l’offre sur les marchés de la capitale, selon Martine Mboti, vendeuse rencontrée au marché du Rond-point Ngaba et citée par l’ACP.
Au final, l’évolution récente des prix révèle une situation contrastée du panier de la ménagère à Kinshasa : le riz, les haricots et le lait en poudre bénéficient d’une baisse, tandis que certains formats d’huile végétale connaissent une légère hausse. Une dynamique que les consommateurs espèrent voir se confirmer dans les prochaines semaines, alors que s’approche la rentrée scolaire.
Lionel IPAKALA Y.
