Création de l’Institut monétaire africain : le dossier examiné à la Présidence congolaise

Le projet de mise en place de l’Institut monétaire africain (IMA), annoncé pour 2026, a été au centre d’échanges au sommet de l’État congolais. Le Chef de l’État a accordé une audience à plusieurs responsables du secteur financier pour évaluer l’état d’avancement de cette initiative continentale, rapporte l’Agence Congolaise de Presse (ACP).

Des consultations au plus haut niveau

Selon l’ACP, les discussions ont porté sur les mécanismes de déploiement de cette future institution panafricaine, appelée à contribuer à l’harmonisation des politiques monétaires en Afrique.
Dans ce cadre, le Président de la République s’est entretenu, le Vendredi 27 Février 2026 à la Cité de l’Union africaine, avec Yvon Sana Bangui, gouverneur de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) et président en exercice de l’Association des Banques Centrales Africaines (ABCA), précise la même source.

Toujours d’après l’ACP, le Chef de l’État a également reçu Regis O. N’sonde, administrateur du groupe Afrique III au Fonds monétaire international (FMI), accompagné du professeur Jephté Sumbu, récemment nommé premier administrateur suppléant au sein de l’institution financière internationale. Ces échanges s’inscrivent dans le cadre des consultations régulières entre le gouvernement congolais et le FMI.

Une étape vers la Banque centrale africaine

Par ailleurs, l’Union africaine (UA) a validé, lors de son dernier sommet tenu à Addis-Abeba, en Éthiopie, l’adhésion permanente du Nigeria au Conseil d’administration de l’Institut monétaire africain, indique l’ACP.
Cette décision marque une avancée significative vers la création de la future Banque Centrale Africaine et, à plus long terme, l’instauration d’une monnaie unique pour le continent.

Le projet d’une monnaie commune relancé

L’ambition d’une devise africaine commune remonte au Traité d’Abuja, adopté en 1991, qui prévoyait un calendrier progressif d’intégration économique menant à la création d’une Communauté économique africaine. Depuis l’avènement de l’Union africaine en 2002, ce chantier a été relancé avec l’objectif final d’introduire une monnaie commune, souvent évoquée sous le nom d’« afro ».

Selon l’ACP, cette initiative vise à renforcer l’intégration économique régionale, à consolider la souveraineté monétaire des États africains et à réduire leur dépendance vis-à-vis de certaines monnaies héritées de la période coloniale, notamment le franc CFA.
Avec l’examen du dossier à la Présidence congolaise et les avancées enregistrées au niveau continental, le projet de l’Institut monétaire africain franchit ainsi une nouvelle étape vers sa concrétisation.

Jennifer Mazemba

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