En marge de la 17e Conférence des Présidents d’Assemblée et de la section Afrique de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie (APF), ouverte le 7 Avril à Lomé, au Togo, Aimé Boji Sangara a lancé un appel urgent à une mobilisation internationale face à la dégradation de la situation sécuritaire dans l’Est de la République Démocratique du Congo.
Dans son intervention, le Président de l’Assemblée Nationale congolaise a vivement critiqué ce qu’il qualifie de manque d’actions concrètes de l’APF, malgré l’existence de rapports documentant la crise. Il a dénoncé un fossé préoccupant entre les engagements pris par l’organisation francophone et leur mise en œuvre effective, particulièrement face à ce qu’il considère comme une agression persistante de la RDC par Rwanda.
Par ailleurs, Aimé Boji Sangara a alerté sur la montée en puissance des Allied Democratic Forces (ADF), une milice active dans l’Est du pays et responsable de nombreuses violences contre les populations civiles. Il a plaidé pour que cette menace soit érigée en priorité au sein de l’espace francophone et a appelé à l’envoi d’une mission d’enquête internationale.
Insistant sur l’importance stratégique de la RDC pour le développement de l’Afrique, notamment en raison de ses ressources naturelles et de ses projets énergétiques d’envergure, le responsable congolais a exhorté les États membres de la Francophonie à dépasser les déclarations d’intention pour privilégier des actions concrètes en faveur de la paix.
Enfin, il a rappelé les efforts engagés par le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, en vue d’un règlement pacifique des conflits dans l’Est du pays, tout en dénonçant ce qu’il a qualifié de « récidivisme » du Rwanda dans ce conflit régional.
Cadhy Mboma
