APF à Yaoundé : le Président du Sénat congolais présente la RDC comme un « pays solution » pour le climat

À la 51ᵉ session annuelle de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie (APF), tenue à Yaoundé au Cameroun, le Président du Sénat congolais a défendu le rôle stratégique de la République Démocratique du Congo dans la lutte contre le changement climatique. Il a également dénoncé les conséquences environnementales de la guerre menée par le M23/AFC dans l’est du pays et appelé à une solidarité accrue des États francophones.

La République Démocratique du Congo a réaffirmé son ambition de s’imposer comme un acteur incontournable de la lutte contre le changement climatique. Intervenant ainsi à la 51ᵉ session de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie (APF) et à la 11ᵉ édition du Parlement Francophone des Jeunes, organisées à Yaoundé, au Cameroun, le président du Sénat congolais a plaidé pour une mobilisation renforcée en faveur de la protection de l’environnement et de la préservation des écosystèmes.

Devant les délégations parlementaires francophones, le speaker de la chambre haute du Parlement congolais a dressé un tableau préoccupant des effets du dérèglement climatique, évoquant notamment la multiplication des catastrophes naturelles, les vagues de chaleur et la désertification. Il a regretté que les engagements pris par plusieurs États restent insuffisants au regard de l’ampleur des défis environnementaux auxquels le monde est confronté.

Le Président de la chambre des Sages du Parlement congolais a, à cette occasion, rappelé les nombreux atouts de la RDC dans la lutte contre le réchauffement climatique. Il a notamment mis en avant l’immense massif forestier du Bassin du Congo, considéré comme le deuxième poumon vert de la planète après l’Amazonie, ainsi que la richesse de la biodiversité congolaise et le potentiel énergétique du pays.

Il a également présenté le projet du Couloir vert Kivu-Kinshasa, porté sous l’impulsion du Président de la République de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Cette initiative vise à créer un vaste espace de conservation et de développement durable couvrant plus de 500 000 kilomètres carrés afin de concilier protection de l’environnement et développement économique.

Au cours de son intervention, le président du Sénat congolais a aussi établi un lien direct entre les conflits armés et la dégradation de l’environnement. Il a dénoncé les conséquences de la guerre imposée, selon lui, par le Rwanda à travers le mouvement M23/AFC dans l’est de la RDC, évoquant les pertes en vies humaines, les déplacements massifs des populations, les violences faites aux femmes ainsi que les importantes atteintes à la faune, à la flore et aux ressources en eau.

Selon lui, la destruction des écosystèmes compromet les efforts mondiaux de lutte contre le changement climatique. C’est pourquoi il a appelé les pays membres de la Francophonie à soutenir davantage les initiatives visant au rétablissement de la paix en RDC et au respect des accords de paix conclus à Washington.

Le speaker de la chambre haute du Parlement congolais a, par ailleurs, plaidé en faveur d’une solidarité francophone plus concrète envers les pays qui contribuent à la préservation des grands écosystèmes mondiaux. Il a estimé que les populations vivant dans les zones forestières devraient bénéficier d’une compensation juste et équitable pour les services environnementaux qu’elles rendent à la planète.

S’adressant enfin aux jeunes parlementaires francophones, il a réaffirmé le soutien de la République Démocratique du Congo à la candidature de Julianna Lumumba au poste de Secrétaire Générale de la Francophonie. Il a souligné que celle-ci porte notamment un projet de Pacte climatique francophone destiné à renforcer l’appui aux États les plus vulnérables face aux effets du changement climatique et a invité les États membres à soutenir sa candidature lors du prochain Sommet de la Francophonie.

Cadhy Mboma

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