La Commission Environnement, Tourisme, Ressources naturelles et Développement durable de l’Assemblée Nationale a franchi une étape clé dans la modernisation du secteur agricole. Réunie le Vendredi 10 Avril 2026 au Palais du Peuple, elle a adopté les amendements à la loi n°11/022 du 24 Décembre 2011 fixant les principes fondamentaux relatifs à l’agriculture.
Sous la présidence du député Adrien Bokele, les membres de la commission ont procédé à un examen minutieux des dispositions légales avant de valider les modifications proposées. Cette réforme introduit notamment une innovation majeure : la notion de « produits agricoles stratégiques ».

À travers cette nouvelle classification, le législateur entend orienter les investissements vers les filières les plus prometteuses, stimuler la transformation locale et améliorer la compétitivité des produits congolais sur les marchés régionaux et internationaux.
L’objectif affiché est clair : bâtir une économie agricole robuste, capable de garantir la sécurité alimentaire, de valoriser les ressources nationales, de diversifier les exportations et de créer des emplois durables.

Cette réforme ambitionne également de renforcer la formation professionnelle et d’accroître la résilience du pays face aux crises économiques, sanitaires et géopolitiques.
Conforme à l’article 123 de la Constitution, ce texte s’inscrit dans une vision stratégique faisant de l’agriculture un pilier central de la croissance inclusive et du développement durable, au cœur de la souveraineté économique nationale.
Au total, quatre articles ont été révisés et enrichis. Ils visent notamment à dynamiser la production agricole, soutenir le développement rural et industriel, et structurer les filières jugées prioritaires.

Par ailleurs, l’article 30 prévoit la mise en place d’un système national intégré pour la promotion, la production, la commercialisation, l’homologation et le contrôle des intrants agricoles. Ce dispositif sera déployé en collaboration avec les provinces, les entités territoriales décentralisées et les acteurs du secteur, avec une attention particulière portée aux produits agricoles stratégiques avant leur mise en circulation.
Cette réforme marque ainsi un tournant décisif pour l’avenir de l’agriculture en République Démocratique du Congo.
Cadhy Mboma
