Face à un déficit financier sans précédent, l’Organisation des Nations unies ONU tire la sonnette d’alarme. Le Secrétaire Général Antonio Guterres a mis en garde les 193 États membres contre un « effondrement financier imminent » si les contributions obligatoires ne sont pas versées en totalité et dans les délais convenus.
The National indique que
Selon des documents internes de l’ONU, l’Organisation a terminé l’année 2025 avec un record d’arriérés de cotisations, près de 1,56 milliard de dollars de contributions non perçues, tandis que seulement environ 77 % des paiements obligatoires avaient été réglés. Cette situation met gravement en péril la capacité de l’ONU à financer son budget ordinaire, ses opérations de paix et ses programmes essentiels.

À l’origine de cette crise, plusieurs grands pays sont en retard dans leurs paiements, parmi lesquels les États-Unis, traditionnellement le plus important contributeur. En 2025, Washington n’a pas versé de contribution au budget régulier de l’ONU et n’a financé qu’environ 30 % de sa quote-part attendue pour les opérations de maintien de la paix, renchérit the national.

Selon arise.tv,
Le manque de fonds entraîne déjà des conséquences palpables. Des missions de maintien de la paix ont vu une partie de leurs activités réduites, et des agences spécialisées comme le bureau des droits de l’homme ont dû dépenser moins ou supprimer des postes en raison de coupes budgétaires imposées par la baisse des contributions.
Euronews de son côté,
la rigidité des règles financières de l’organisation aggravera la situation : l’ONU est tenue de rembourser aux États membres les fonds non dépensés, même si elle ne les a jamais reçus, un paradoxe qui épuise encore davantage ses réserves de liquidités.

Et arise.tv de rebondir que consciente de ces défis, l’Assemblée Générale de l’ONU a déjà adopté un budget pour 2026 réduit de plus de 7 %, accompagnant des coupes drastiques et des suppressions d’emplois au sein du Secrétariat. Cependant, les responsables de l’ONU estiment que ces mesures ne suffiront pas sans un engagement plus ferme des États membres à honorer leurs contributions, renchérit arise.tv
Dans ce contexte de tension, rappelle ungeneva.org, l’appel de l’ONU est clair : payer pour que l’organisation puisse continuer à remplir ses missions, notamment en matière de maintien de la paix, de protection des droits humains et de réponse aux urgences humanitaires à travers le monde.
Laurette Mandala Kisolokele
