Relancer les clubs d’entreprises publiques : une piste crédible pour revitaliser le sport congolais

À l’heure où le sport congolais cherche un nouveau souffle, une idée refait surface avec insistance : celle de réactiver l’implication des entreprises publiques dans le financement et la gestion des clubs sportifs. Une proposition portée par Michel Ilumbe, figure respectée du milieu et président honoraire de AS Bilima, plus connu sous le surnom affectueux de « Mimi Ilumbe ».

Un modèle qui a déjà fait ses preuves

Selon le Président Mimi ilumbe, sous la Deuxième République, plusieurs entreprises publiques jouaient un rôle moteur dans la promotion du sport, en particulier du football. Des clubs emblématiques, soutenus par des structures étatiques comme l’Onatra, l’Ofida, l’Ogefrem ou encore Air Zaïre, évoluaient au plus haut niveau national, contribuant à l’essor du championnat et à la détection de nombreux talents.

Ce modèle, aujourd’hui disparu, avait l’avantage d’offrir une stabilité financière aux équipes, tout en favorisant un ancrage institutionnel solide. Les joueurs bénéficiaient d’un encadrement structuré, et les compétitions gagnaient en attractivité.

Une solution face aux défis actuels

Le football congolais est confronté à plusieurs défis : manque de financement, infrastructures insuffisantes, instabilité des clubs et exode des talents. Dans ce contexte, Michel Ilumbe plaide pour un retour à une stratégie qui a déjà démontré son efficacité.

Selon lui, réengager les entreprises publiques dans le sport pourrait permettre de professionnaliser davantage les clubs, renforcer la formation des jeunes et redynamiser les compétitions nationales. Une telle initiative pourrait également contribuer à restaurer la fierté et l’identité sportive au sein des institutions publiques.

Vers une nouvelle dynamique ?

La proposition soulève néanmoins des questions : les entreprises publiques disposent-elles aujourd’hui des moyens nécessaires ? Le cadre juridique et économique actuel permet-il une telle implication ? Autant de défis qui nécessitent une réflexion approfondie entre les autorités, les fédérations sportives et les acteurs économiques.
Mais pour « Mimi Ilumbe », l’essentiel est ailleurs : « Il faut oser repenser notre modèle sportif en s’inspirant de ce qui a fonctionné chez nous ».

Un débat à ouvrir

Relancer les clubs d’entreprises publiques n’est pas qu’un retour au passé. C’est peut-être une voie d’avenir pour reconstruire un écosystème sportif durable en République Démocratique du Congo. Reste à savoir si cette vision saura mobiliser les décideurs et s’inscrire dans une stratégie nationale cohérente.
Le débat est désormais lancé.

Lionel IPAKALA Y.

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