Le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) doit se prononcer le 8 Octobre prochain sur le litige qui oppose le Maroc au Sénégal autour de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations. Battus 1-0 sur le terrain, les Lions de l’Atlas contestent le sacre sénégalais, dans une affaire qui pourrait connaître un dénouement inédit dans l’histoire du football africain.
Le vainqueur de la Coupe d’Afrique des Nations pourrait-il, pour la première fois, être désigné non pas sur la pelouse, mais dans les bureaux d’une instance arbitrale ?
C’est l’enjeu majeur de la procédure engagée devant le Tribunal Arbitral du Sport (TAS), appelé à rendre sa décision le 8 Octobre prochain sur la contestation formulée par le Maroc à l’issue de la finale face au Sénégal.
Sur le terrain, le Sénégal s’était imposé sur le score de 1-0, décrochant ainsi le trophée continental. Mais la fin de la rencontre a été marquée par un épisode controversé.
Le match avait été interrompu après l’attribution d’un penalty contesté par le camp sénégalais. Dans la confusion, les joueurs sénégalais avaient quitté momentanément l’aire de jeu, avant que la rencontre ne reprenne. Le penalty finalement accordé au Maroc n’a pas été transformé.
Quelques jours après cette finale mouvementée, la Fédération Royale Marocaine de Football a contesté l’issue de la rencontre, remettant en cause les circonstances ayant entouré le dénouement de la finale et le sacre du Sénégal.
Désormais, tous les regards sont tournés vers le TAS. L’instance arbitrale devra déterminer si le résultat acquis sur la pelouse doit être maintenu ou si les circonstances particulières de cette finale justifient une autre décision.

Cette affaire pourrait ainsi entrer dans l’histoire de la Coupe d’Afrique des Nations. Si le TAS venait à remettre en cause le résultat de la finale, le football africain serait confronté à une situation sans précédent : voir le titre continental se jouer, pour la première fois, au-delà des limites du terrain.
Le 8 Octobre s’annonce donc comme une date décisive. Elle pourrait confirmer définitivement le sacre du Sénégal ou ouvrir un nouveau chapitre dans l’histoire de la CAN. Une chose est certaine : le suspense autour du trophée africain est désormais appelé à se poursuivre jusque dans les couloirs de la justice sportive.
Lionel IPAKALA Y.
