Synergie des femmes : 6 recommandations à l’Assemblée provinciale de l’Equateur

La synergie des femmes pour la paix et la sécurité de l’Equateur a déposé, mardi à Mbandaka, une note de plaidoyer auprès de l’Assemblée provinciale et du gouvernement provincial. Objectif : dénoncer la faible représentativité des femmes et exiger plus de sécurité.

La synergie constate jusqu’à ce jour moins de 15 % de femmes au sein de l’Assemblée provinciale, une seule femme dans le gouvernement provincial, ainsi que leur sous-représentation dans les entités territoriales décentralisées et les comités locaux de sécurité et de développement. Elle pointe aussi la persistance de l’insécurité liée aux violences domestiques, mariages précoces, exploitations économiques, harcèlement en milieu scolaire et professionnel, mais également l’insécurité liée aux conflits et à l’impunité dans les territoires de Bikoro, Bolomba et Basankusu.

« Or, aucune paix durable ni développement inclusif n’est possible sans la voix et la protection des femmes », a précisé Dr Valérie Ndege, point focal de la synergie des femmes pour la paix et la sécurité à l’Equateur.

La présentation et le dépôt du document ont eu lieu à l’Assemblée provinciale en présence de 4 membres du bureau. L’honorable Clovis Elongama, président du bureau de l’organe délibérant, a réceptionné la note et promis de revenir vers la synergie au cas de besoin.

Selon Dr Valérie Ndege, point focal adjoint de la synergie à Mbandaka, ce plaidoyer vise à renforcer la participation des femmes aux instances de prise de décision et à améliorer la sécurité des femmes et des jeunes filles dans la province. La note comprend six recommandations adressées au bureau de l’Assemblée provinciale et au gouvernement provincial.

Notamment appliquer la parité dans les nominations administratives et respecter le quota d’au moins 30% de femmes dans tous les cabinets politiques, postes de direction des divisions provinciales, comités de sécurité et de développement local; créer le fonds provincial pour le leadership féminin afin d’appuyer la formation, le mentorat et l’accompagnement des candidatures aux élections locales et des femmes leaders communautaires dans les 7 territoires de l’Equateur; renforcer la réponse aux VBG, violences basées sur le genre; former et équiper la Police nationale congolaise, via les unités de protection de l’enfant et de prévention des violences sexuelles; sécuriser les espaces publics pour les filles et enfin
intégrer les organisations de femmes dans les mécanismes de paix et allouer un budget sensible au genre à travers un édit budgétaire provincial de 2027.

Le plaidoyer s’appuie sur l’article 14 de la Constitution de la RDC, la résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations Unies sur les femmes, paix et sécurité, la loi n°15/013 du 1er août 2015 portant modalités d’application des droits de la femme et de la parité, ainsi que la stratégie nationale de lutte contre les violences basées sur le genre.

Peter Gbiako Ngala à Mbandaka

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