Six blessés après des tirs lors d’un incident au centre du Service National, Kasongo Kabwik remet de l’ordre (Communication) !

Un incident grave s’est produit le Mardi 31 Mars 2026 au Centre d’Encadrement et d’Instruction Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo de Kaniama Kasese, dans la province du Haut-Lomami. Selon un communiqué officiel du Service National, des coups de feu ont été tirés par un militaire, faisant six blessés parmi les jeunes Bâtisseurs en formation, dont deux dans un état jugé grave.
D’après les premières informations livrées par les autorités du Service National, la situation a dégénéré à la suite de la propagation d’une fausse rumeur au sein du centre. Cette rumeur évoquait notamment le non-paiement d’une prime supposée due aux recrues ainsi qu’une prolongation de leur période de formation.

Ces informations erronées ont suscité un climat de tension, provoquant une vive agitation parmi les jeunes encadrés. Dans ce contexte, certains d’entre eux se sont livrés à des actes de vandalisme, s’attaquant aux infrastructures du centre. Des vitres ont été brisées et des matelas incendiés.

La situation a rapidement échappé au contrôle des encadreurs.

Selon le communiqué, les jeunes en colère s’en seraient également pris physiquement au commandant du centre, alors que ce dernier tentait de calmer les esprits et de rétablir l’ordre. C’est au cours de cette phase critique que l’incident le plus grave est survenu.

Alors que des efforts étaient en cours pour contenir la situation, un militaire a fait usage de son arme à feu. Les tirs ont atteint six Bâtisseurs, dont deux grièvement blessés. Les circonstances exactes de ce recours à la force létale restent à déterminer.

Face à la gravité des faits, le Commandant du Service National, le lieutenant-général Jean-Pierre Kasongo Kabwik, a réagi immédiatement. L’auteur présumé des tirs a été interpellé sans délai et mis à la disposition de l’Auditorat militaire de garnison de Kamina.

À la demande expresse du commandement, une enquête judiciaire a été ouverte afin d’établir les responsabilités et de faire toute la lumière sur cet événement. Les autorités entendent déterminer si l’usage de l’arme à feu était justifié ou constitue une faute grave engageant la responsabilité pénale du militaire concerné.

Sur le plan sanitaire, les victimes ont été prises en charge en urgence. Elles ont été transférées vers la clinique du Service National, où elles reçoivent actuellement des soins appropriés. Aucun décès n’a été signalé à ce stade, mais l’état de deux blessés reste préoccupant.

Dans sa communication, le Service National a fermement condamné cet acte, le qualifiant d’inacceptable et contraire aux règles de discipline ainsi qu’aux principes fondamentaux de respect de la vie humaine. Les autorités insistent sur le fait qu’aucune dérive ne sera tolérée, indépendamment du statut ou de la fonction des personnes impliquées.

Par ailleurs, des mesures correctives immédiates ont été annoncées. Elles portent notamment sur le renforcement de l’encadrement des recrues, l’amélioration des mécanismes de supervision et la mise en place de dispositifs plus efficaces pour la gestion des situations de tension au sein du centre.

Le Service National appelle également au calme et à la responsabilité collective, invitant les jeunes Bâtisseurs à faire preuve de discipline. Il met en garde contre toute tentative de désinformation ou de manipulation autour de cet incident, susceptible d’aggraver davantage la situation.

Enfin, les autorités tiennent à rassurer l’opinion publique. Elles soulignent que cet acte, bien que grave, demeure isolé et ne remet pas en cause les objectifs, les valeurs ni la mission républicaine du Service National, qui vise notamment l’encadrement, la formation et l’insertion des jeunes au service du développement du pays.

Tiré de okapinews.net

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