L’Intersyndicale Nationale de l’Administration Publique (INAP) hausse le ton sur la question salariale. Elle appelle le Gouvernement à convoquer, dans un délai de 72 heures, la commission paritaire chargée de valider une politique salariale jugée juste et équitable pour les agents de l’État.
Lors d’une conférence de presse tenue Mardi 27 Octobre à Kinshasa, le Président de l’INAP, Fidèle Kiyangi, a demandé aux autorités de prendre leurs responsabilités afin de débloquer le processus de négociation entre le Gouvernement et les représentants des travailleurs :
« Nous invitons le gouvernement à prendre ses responsabilités et nous lui donnons 72 heures pour que soit convoquée la commission paritaire afin que nous puissions valider une politique salariale juste et équitable », a déclaré Fidèle Kiyangi.
Selon le responsable syndical, la commission paritaire n’a toujours pas été réunie, deux ans après les engagements pris dans le cadre des discussions sur la rémunération des agents publics.
L’INAP entend désormais s’appuyer sur les dispositions constitutionnelles et les textes légaux pour faire avancer ses revendications.
Fidèle Kiyangi a expliqué que le contexte sécuritaire du pays avait jusque-là conduit son organisation à privilégier la patience et la compréhension. Mais, estime-t-il, cette situation ne saurait justifier davantage le retard dans la mise en œuvre des engagements salariaux.
L’INAP affirme par ailleurs qu’environ 350.000 fonctionnaires ne seraient pas rémunérés. Ces agents attendent notamment l’application du nouveau barème salarial issu des négociations menées entre les parties.
À travers ce délai de 72 heures, l’Intersyndicale entend ainsi remettre la question de la rémunération des agents publics au centre des priorités gouvernementales et obtenir la reprise effective du dialogue paritaire.
Lionel IPAKALA Y.
