La République Démocratique du Congo tourne une page majeure de son histoire sanitaire. Le Gouvernement a officiellement annoncé la fin de l’épidémie de Mpox en tant qu’urgence nationale, marquant l’aboutissement de plus de trois ans de mobilisation intense à travers tout le pays.
L’annonce a été faite par le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, le Dr Samuel Roger Kamba, sous l’autorité du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Cette déclaration vient clore une crise sanitaire d’ampleur nationale, déclenchée le 16 décembre 2022, et qui a nécessité une réponse coordonnée dans les 26 provinces du pays.
Au total, la riposte a concerné 419 zones de santé, avec près de 125 000 cas investigués, plus de 80 000 prélèvements effectués et plus de 34 000 cas confirmés. Malgré l’ampleur de l’épidémie, les autorités sanitaires se félicitent d’un taux de létalité ramené à 1,39 %, témoignant de l’efficacité des stratégies mises en œuvre dans un contexte souvent difficile.
La réponse nationale s’est appuyée sur plusieurs piliers structurants, notamment le renforcement du système de gestion des incidents, la coordination centralisée des opérations, ainsi que la digitalisation de la surveillance épidémiologique. À cela se sont ajoutés la décentralisation des capacités de diagnostic et le déploiement d’une campagne de vaccination utilisant les vaccins MVA-BN et LC16-m8.
Un rôle clé a été joué par le COUSP -Centre des Opérations d’Urgence de Santé Publique- , qui a permis un suivi en temps réel de la situation et une prise de décision rapide face à l’évolution de la crise.
Les autorités ont salué l’engagement des professionnels de santé, des agents communautaires et des populations locales, dont la participation active a été déterminante. Le Gouvernement a également exprimé sa reconnaissance envers ses partenaires techniques et financiers, parmi lesquels l’Organisation mondiale de la Santé, l’UNICEF, l’Union européenne, les États-Unis et la Banque mondiale.
Si cette avancée marque une victoire importante, les autorités appellent toutefois à la prudence. Le virus du Mpox n’a pas totalement disparu et des risques de résurgence subsistent dans certaines zones. Une nouvelle phase s’ouvre désormais, axée sur le renforcement de la résilience du système de santé, une meilleure gestion des ressources financières et le maintien de la vigilance au sein des communautés.
Tiré de opinion-info.cd
